VIDÉO | Cavendish encore vainqueur à Châteauroux et toujours plus proche d’Eddy Merckx

Mark Cavendish a remporté la 6e étape du Tour de France, jeudi, entre Tours et Châteauroux. Le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) conserve le maillot jaune.

VIDÉO | Cavendish encore vainqueur à Châteauroux et toujours plus proche d’Eddy Merckx
Mark Cavendish ©AFP

Après 160,6 km de course, le coureur de Deceuninck-Quick Step a devancé au sprint Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix) et le Français Nacer Bouhanni (Arkéa-Samsik) pour signer son 32e succès sur les routes du Tour de France, à deux victoires du record d’Eddy Merckx. Le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) conserve son maillot jaune.

Cette sixième étape ne présentait qu’une seule difficulté, la Côte de Saint-Aignan (2,1 km à 2,9 pour-cent) après 72 km de course.

Dès le départ, les attaques fusaient. Oliver Naesen (AG2R Citroën) et Brent van Moer (Lotto Soudal) tentaient les premiers, en vain. Au 4e km, une échappée de huit coureurs se formaient. Elles comprenaient trois Belges, Greg Van Avermaet (AG2R Citroën), Thomas De Gendt (Lotto Soudal), Jonas Rickaert (Alpecin-Fenix), deux Danois Kasper Asgreen (Dan/Deceuninck-Quick Step) et Soren Kragh Andersen (Dan/DSM), deux Allemands, Nils Politt (All/BORA-Hansgrohe) et Georg Zimmermann (Intermarché-Wanty-Gobert), et un Letton Toms Skujins (Let/Trek-Segafredo).

Alors que le peloton s’apprêtait à reprendre les échappées au 31e km, Van Avermaet attaquait. Le champion olympique restait seul en tête. L’Allemand Roger Kluge (Lotto Soudal) se lançait à la poursuite de Van Avermaet. Il le rejoignait au km 41. Les deux hommes collaboraient. Le peloton ne leur laissait cependant pas plus d’1:30 d’avance.

L’aventure du duo prenait fin à 2,5 km de l’arrivée. Le sprint massif tournait à l’avantage de Mark Cavendish. Le Britannique s’était déjà imposé à Châteauroux en 2008, pour son premier succès sur les routes du Tour, et 2011. Cavendish, déjà vainqueur à Fougères mardi, porte son compteur à 32 victoires sur le Tour de France et revient à seulement deux victoires d’Eddy Merckx, détenteur du record de succès sur la Grande Boucle.

Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix) prenait la deuxième place devant le Français Nacer Bouhanni (Arkéa Samsik). Le Français Arnaud Démare, 4e, et le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe) complétaient le top-5. Tim Merlier (Alpecin-Fenix) se classait 7e et Wout van Aert (Jumbo-Visma) 8e.

Le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) conserve le maillot jaune.

Vendredi, la plus longue étape depuis 21 ans attend les coureurs. Au programme: 249,1 km entre Vierzon et Le Creusot, agrémentés d’une côte de deuxième catégorie, deux de troisième et deux de quatrième. Toutes ces difficultés se trouvent dans les 90 derniers kilomètres, avec le Signal d’Uchon (2e catégorie, 5,7 km à 5,7 pour-cent) situé à 18 bornes de l’arrivée et la Côte de la Gourloye (2,4 km à 5,3 pour-cent) à 8 kilomètres du but.

Cavendish à 2 succès de Merckx: «Ne prononce pas son nom, je veux juste gagner des étapes»

«Ne prononce pas son nom», a souri le Britannique de Deceuninck-Quick Step lors de l’interview flash d’après-course. «Je veux juste gagner des étapes.»

Cavendish s’était déjà imposé à Châteauroux en 2008, pour son premier succès sur les routes du Tour, et 2011. «On dirait qu’à chaque fois qu’on termine ici, c’est une ligne différente», a commenté Cavendish. «En 2008, c’était une légère montée, en 2011 c’était aussi une légère montée, mais moins longue. Je ne peux pas croire que cela fait dix ans que j’avais gagné ici. C’est spécial. C’est arrivé aujourd’hui d’une manière un peu semblable. Nous avions discuté ce matin de ce que nous devions faire dans le final. Il y a tellement d’équipes fortes qui veulent rouler à l’avant avec leur train. Donc c’est dur de rester devant, on est toujours débordé. Surtout par certaines équipes qui viennent ici avec toute une équipe pour un seul sprinteur, mais qui ne roule pas à l’avant.»

«Quand l’échappée avec Kasper Asgreen et beaucoup d’équipes de sprinteurs était devant, Groupama-FDJ et Arkéa Samsic ont soudainement commencé à rouler», a poursuivi Cavendish. «Des équipes françaises, en France, elles ont paniqué. Mais après, elles n’ont plus collaboré. Comme toujours, Alpecin-Fenix est venu travailler avec nous. Ils ont aussi le train le plus fort. Michael Morkov a laissé le côté gauche ouvert pour que j’accélère. Mais je voulais rester dans la roue encore une fraction de seconde et j’ai dû changer de train.»

Avec 32 victoires sur les routes du Tour, le ‘Manx Express’ se rapproche un peu plus du record de 34 succès d’Eddy Merckx «Ne prononce pas son nom, ne prononce pas son nom», a lancé dans un éclat de rire le Britannique. «Je viens de gagner une étape au Tour, c’est pour ça que les gens roulent toute leur vie. Je ne pense pas au record ni à rien. Je veux juste gagner des étapes du Tour de France. Si je suis assez bon pour en gagner 50, c’est super. Et si je n’en gagne plus une seule, tout ira bien aussi.»