Youri Tielemans: «Nous ne sommes pas encore les favoris»

À 48 heures du quart de finale face à l’Italie, Youri Tielemans et Dries Mertens répondent aux questions des journalistes.

Youri Tielemans: «Nous ne sommes pas encore les favoris»
Youri Tielemans ©BELGA

Tielemans a évoqué son tournoi. «Les deux premiers matchs étaient délicats mais la suite a été meilleure. Je suis assez tranquille. J’essaie de faire mon auto-critique. La rencontre face au Portugal était bien mieux.»

Le milieu de Leicester a également évoqué son rôle dans l’équipe. «Les consignes étaient les mêmes pour moi face au Portugal que lors des précédents matchs. Nos missions avec Witsel se ressemblent. Ce ne sera évidemment pas la même chose si on doit jouer sans Kevin et Eden. La clé du match? Il y en aura beaucoup, ça va se jouer sur des détails.»

L’ancien Anderlechtois a également estimé que les Diables n’étaient «pas encore favoris».

Je sais faire mon autocritique

Le milieu de terrain de Leicester sait qu’il doit hausser son niveau, dès vendredi.

Gradé «jeune cadre dynamique» jusqu’ici en équipe nationale, Youri Tielemans s’apprêtait à assumer une sorte de promotion naturelle durant cet Euro, comme patron de substitution de l’entrejeu, en attendant les retours d’Axel Witsel et de Kevin De Bruyne.

Après avoir disputé trois des quatre matchs – il était sur le banc contre la Finlande -, le joueur de Leicester donne l’impression que le trousseau de clés confié par Roberto Martinez est encore un peu lourd à manier. Intelligent et réaliste, Tielemans a gardé la tête haute, hier devant la presse: «J’ai un sentiment mitigé sur mon tournoi jusqu’ici. J’ai soufflé le chaud et le froid, mais je sais faire mon autocritique.»

À 24 ans, il reste un élément majeur de l’effectif, ses prestations en préparation l’ont confirmé. Mais quand la route s’élève, son niveau de jeu a tendance à trop dépendre du joueur aligné à ses côtés. Avec Leander Dendoncker, au profil singulier, son rendement diminue. Contre la Russie, Tielemans n’a pas eu l’influence souhaitée sur le jeu et a perdu trop de ballons (13).

Face au Danemark, c’est surtout après la montée de De Bruyne, puis de Witsel, que la Belgique s’est réveillée. Youri avec elle. Malgré moins de pertes de balle (6) et un léger mieux en termes de récupérations (5), la prestation globale du Bruxellois restait fameusement perfectible. Il a hérité d’une note de 5 dans nos colonnes. «J’ai donné le meilleur de moi-même, mais je n’ai pas montré toutes mes qualités techniques. Je n’ai pas été au top», analysait-il après la rencontre.

Si Tielemans n’a probablement pas (encore?) l’étoffe et le charisme pour mener la révolte ou maintenir le cap collectif contre vents et marées, il reste un leader technique précieux. Grâce à sa qualité de passe et de frappe, sa vista et son sens du placement.

Serait-il en train de monter en puissance au meilleur des moments? «Je trouve que cela a été mieux contre le Portugal. J’ai fait mon travail défensivement, et j’ai essayé d’apporter ce que je pouvais en possession. Mais j’en ai gardé sous le pied (sourire). J’essaie de me reposer et de me préparer au mieux pour le prochain match.»

Vendredi, il faudra gagner la bataille de l’entrejeu, notamment contre Jorginho et Verratti. «La clé du match? Il y en aura beaucoup. Cela pourrait se jouer sur des détails. Je ne pense pas que l’Italie va modifier son style de jeu contre nous. Je connais les qualités d’un joueur comme Jorginho, que j’ai affronté en Premier League. Il a gagné la Ligue des champions, il est en pleine confiance. Pour le reste, c’est de la tactique (sourire).» Bouche cousue.

Une tactique qui gonfle en pragmatisme côté belge. Et qui s’annonce opposée au style joueur de la Squadra. «On a retenu des leçons de 2018, on est plus réalistes dans notre jeu. C’est primordial d’être décisif au bon moment.» Notamment grâce à Kevin De Bruyne, que Tielemans tient en haute estime. «C’est un joueur très important pour nous. Il aide à la conservation du ballon, il crée des espaces et offre des options. Il fait toujours le bon choix. Même quand tu crois que sa passe est mauvaise, elle est bonne quand même (sourire).»

Mertens: «Je me sens un peu Italien»

Alors qu’il évolue depuis 8 ans en Italie, Mertens a estimé qu’il «se sentait un peu Italien à force de vivre à Naples. Je profite vraiment bien de la vie là-bas. C’est spécial de jouer face à la Squadra. Le plus important sera de tenir le zéro.»

L’ailier est également revenu sur ses prestations moyennes des derniers temps. «Je peux faire mieux individuellement. Cette année, j’ai eu beaucoup de blessures et de bobos. Maintenant, c’est terminé. Je veux prouver au prochain match que je peux faire mieux. Je suis quand même fier d’avoir passé le cap des 100 sélections face au Danemark même si c’était lors de la première période la plus mauvaise des Diables.»

Les hommes de Martinez ont ensuite pris le chemin de l’entraînement une dernière fois à Tubize jeudi matin avant de partir pour Munich vers 16h30.

Eden Hazard et Kevin De Bruyne restent toujours incertains pour cette rencontre ultra importante

Revivez la conférence de presse: