VIDÉO | Mauro Schmid remporte la 11e étape du Giro, Evenepoel décroche

Le Colombien Egan Bernal (Ineos) a conforté son maillot rose de leader du Giro dans la 11e étape, celle des «chemins blancs» de terre, mercredi à Montalcino, où la victoire est revenue au jeune Suisse Mauro Schmid (Qhubeka).

VIDÉO | Mauro Schmid remporte la 11e étape du Giro, Evenepoel décroche
Remco Evenepoel a perdu plusieurs minutes par rapport au maillot rose. ©AFP

Remco Evenepoel a perdu très gros mercredi sur les routes du Tour d’Italie. Deuxième du classement général au départ de la 11e étape à Pérouse au lendemain de la première journée de repos, le Belge de la Deceuninck-Quick Step a concédé plus de 2 minutes sur le maillot rose Egan Bernal (INEOS-Grenadiers), qui a écrasé la concurrence. La victoire est revenue au Suisse Mauro Schmid (Qhubeka ASSOS), membre de l’échappée du jour.

Après 162 km de course, Schmid a devancé l’Italien Alessandro Covi (UAE Emirates) à Montalcino dans un sprint à deux afin de décrocher sa première victoire en carrière à 21 ans à peine. Harm Vanhoucke (Lotto Soudal), lui aussi présent dans l’échappée, a terminé 3e à 26 secondes du vainqueur. Eux aussi actifs dans le groupe de tête, le champion de Belgique Dries De Bondt (Alpecin-Fenix) a terminé 4e à 0:41 et Lawrence Naesen (AG2R Citroën) 10e (1:59).

En début d’étape, un groupe de onze coureurs, avec les Belges De Bondt, Lawrence Naesen et Vanhoucke, s’est détaché rapidement et a compté jusqu’à plus de 14 minutes d’avance.

L’équipe INEOS-Grenadiers a profité du premier secteur non asphalté, emprunté par les désormais célèbres Strade Bianche, pour faire exploser la course. Le champion du monde du chrono Filippo Ganna a accéléré, avec Egan Bernal dans sa roue. Piégé l’espace de quelques kilomètres, Remco Evenepoel a dû s’employer pour faire la jonction.

Si le peloton a augmenté le tempo, la victoire allait se jouer entre fuyards, qui ont entamé les vingt derniers kilomètres avec un matelas de près de 7 minutes.

Une nouvelle fois distancé sur les portions caractéristiques des Strade Bianche, Evenepoel a été décramponné à 20 km du terme. Longtemps seul, il a reçu l’aide de son équipier portugais Joao Almeida après de longues minutes.

À la peine dans les derniers kilomètres, le Belge de 21 ans a finalement franchi la ligne avec 2:06 de retard sur Egan Bernal, qui s’est permis le luxe de distancer tous ses adversaires dans les derniers kilomètres.

Au classement général, Evenepoel a reculé à la 7e place et possède désormais 2:22 de retard sur le Colombien. Bernal devance de 0:45 le Russe Aleksandr Vlasov (Astana-Premier Tech) et de 1:12 l’Italien Damiano Caruso (Bahrain-Victorious).

«J’ai malheureusement perdu deux minutes. Ce n’était pas un bon jour pour moi. J’ai énormément souffert sur le deuxième secteur non asphalté, puis sur le troisième, quand ils ont accéléré devant j’avais les jambes vides. C’est pour ça que j’étais en queue de groupe et que je n’ai pas été capable de suivre.»

Le Belge de 21 ans n’avait plus roulé en compétition depuis sa grave chute au Tour de Lombardie en août 2019. «Voilà comment mon corps réagit après onze jours de course après tant de temps sans courir. Je suis reconnaissant du travail effectué par l’équipe et Joao Almeida, du début à la fin. Ce n’est pas un bon résultat mais je suis toujours 7e de ce qui constitue mon premier grand tour et je reste confiant. Il reste du chemin jusqu’à Milan», a ponctué Evenepoel.

Jeudi, la 12e étape verra le peloton relier Sienne à Bagno di Romagna sur la distance de 212 kilomètres. La journée s’annonce éprouvante pour les organismes et propice aux attaquants. En effet, les coureurs n’auront que très peu de portions plates et devront se farcir deux longues ascensions, le Passo della Consuma (17,1 km à 5,7%) et la Passo della Calla (15,3 km à 5,4%).