«Gants d’or»: Delfine Persoon et Francesco Patera récompensés comme en 2019

Malgré la pandémie, la cérémonie des «Gants d’or», qui distingue les meilleurs boxeurs belges de l’année, a bien eu lieu cette année. Avec, en vedette, Delfine Persoon, Francesco Patera et… Claude Lelouch.

Alan Marchal
«Gants d’or»: Delfine Persoon et Francesco Patera récompensés comme en 2019
Delfine Persoon reste incontournable dans la boxe belge. ©Frédéric Andrieu

«Ne pas organiser l’événement aurait été un manque de combativité inacceptable! Nos boxeurs ont besoin que leurs exploits soient récompensés à leur juste valeur.» Lancée en 2013 afin de mettre à l’honneur les meilleurs pugilistes belges, la cérémonie des «Gants d’or» (qui est désormais reconnue par la Fédération royale belge de boxe) n’a donc pas jeté l’éponge malgré la crise sanitaire.

Toutefois, contrairement aux années précédentes, c’est en ligne, dans le respect de la distanciation sociale, que les organisateurs ont mis à l’honneur les lauréats de cette 8e édition un peu particulière. Une édition qui a notamment vu Delfine Persoon récolter une fois de plus les suffrages des journalistes.

Un 8e «Gant d’or» pour Persoon

Comme lors des sept éditions précédentes, la policière de profession (35 ans) a donc remporté le «Gant d’or» féminin.

Toujours aussi compétitive, l'ancienne championne du monde (WIBF, WBF, IBF et WBC) a marqué la saison écoulée de son empreinte avec un deuxième combat encore très serré face à l'Irlandaise Katie Taylor (la Belge a été battue aux points en août) mais aussi une victoire face à la nigériane Helen Joseph, mi-novembre 2019. Un succès qui lui avait d'ailleurs permis de ravir la ceinture mondiale par intérim chez les super-plumes (-59 kg).

«Ça fait toujours quelque chose de recevoir un prix, sourit l’ancienne judoka. Même si c’est la 8e fois que je remporte ce «Gant d’or», ça reste une magnifique reconnaissance. J’espère que ça motivera quelques jeunes boxeurs à poursuivre leurs efforts.»

Le doublé pour Patera

Autre grand vainqueur de cette 8e édition des «Gants d’or», Francesco Patera a remporté deux prix: le «Gant d’or» masculin et le «Gant d’argent», qui récompense le meilleur combat de l’année.

 Francesco Patera a décroché deux récompenses: le «Gant d’or» masculin et le «Gant d’argent» du meilleur combat de l’année.
Francesco Patera a décroché deux récompenses: le «Gant d’or» masculin et le «Gant d’argent» du meilleur combat de l’année. ©Frédéric Andrieu

Déjà sacré meilleur boxeur belge en 2017 et 2019, le Limbourgeois (27 ans) a encore séduit les votants en défendant avec succès son titre européen (EBU) des poids légers pour la troisième fois d’affilée. «Une victoire importante à Milan, au terme d’un combat très compliqué» qui lui a d’ailleurs valu de réaliser un doublé… comme Delfine Persoon en 2019.

Un ex aequo chez les espoirs

Si la débutante Amy Naert (32 ans) a devancé Jill Seron dans la catégorie du meilleur espoir pro féminin, ils sont deux à s’être imposés dans la même catégorie, chez les hommes.

En effet, Miko Khatchatryan (25 ans), grand espoir de la boxe belge chez les poids légers, et Hovhannes Martirosyan (28 ans), le nouveau champion de Belgique chez les poids welter, décrochent le «Gant de bronze» ex aequo.

Enfin, chez les amateurs, c’est Victor Schelstraete (24 ans) et Anaiss Rousseaux (27 ans) qui ont été récompensés cette année.