Alaphilippe, au nom du père

Le Français s’est offert un cinquième succès sur la Grande Boucle, en s’inspirant de ses coups de force à Milan-Sanremo.

Benjamin SINOT
Alaphilippe, au nom du père
Le Saint-Amandois a devancé Marc Hirschi et Adam Yates sur la Promenade des Anglais. ©Photo News

Pouvoir serrer ses proches dans les bras, vivre intensément les rares moments en famille, voilà des choses qui ont disparu à cause de la pandémie de coronavirus. Une fois la crise sanitaire terminée, chaque citoyen pourra retrouver ce plaisir, pas Julian Alaphilippe. En plus d'un confinement difficile à gérer pour un sportif professionnel, le puncheur français a dû dire adieu à son paternel, décédé d'une longue maladie, en juin dernier. Le souvenir de son papa, Jacques, musicien rebaptisé «Jo», car il était fan de Johnny Hallyday, le coureur de Deceuninck-Quick Step s'en est servi comme une force pour s'imposer sur la Promenade des Anglais, laissé couler les larmes une fois la ligne franchie. «Je m'étais promis de gagner pour lui, a déclaré le Saint-Amandois. J'ai vécu une année difficile sur le plan personnel, ce succès est une libération.»