Tony Martin à la base de la neutralisation: «Une décision collective»

L’Allemand de Jumbo-Visma a décidé de neutraliser la course.

Benjamin SINOT
Tony Martin à la base de la neutralisation: «Une décision collective»
La première étape du Tour a bien failli faire de fameux dégâts. ©Photo News

Au-delà du succès en costaud d'Alexander Kristoff, la première étape du Tour a été marquée par plusieurs chutes. Coéquipier de Primoz Roglic, le grand favori de la Grande Boucle, Tony Martin a pris l'initiative de se placer en tête de peloton pour neutraliser la course. «Tout le monde a pris cette décision ensemble pour que tout le monde sorte indemne de cette étape, précise le rouleur Jumbo-Visma. Je fais partie des coureurs qui se sont montrés pour mettre fin aux trop nombreuses chutes. Lorsque l'équipe Astana a décidé de repasser à l'offensive, elle a vite compris que cela était trop dangereux avec cette chute (NDLR: le leader de la formation kazakhe, Miguel Angel Lopez, a chuté). Je pense que neutraliser la course était la bonne décision à preuve pour la sécurité de tous.»

«Une vraie patinoire»

Quant à Guillaume... Martin, prononcé à la française évidemment, il a apporté plus de précisions sur l'état des routes, d'où la dangerosité de l'étape. «C'était une vraie patinoire, souligne le leader Cofidis. La neutralisation va sûrement faire polémique, c'est certain. Le public attend le Tour depuis un an et demi et se retrouve face à un spectacle décevant. Mais il faut reconnaître que c'était vraiment dangereux, avec des plaques d'essence dans la descente finale. Tout le monde aurait pu perdre gros.»