Les Diables doivent battre l’Écosse pour aborder sereinement la 2e partie des qualifs

Les Diables Rouges disputent mardi leur dernière rencontre de la saison. A 20h45, au stade roi Baudouin de Bruxelles, ils auront face à eux l’Écosse.

Les Diables doivent battre l’Écosse pour aborder sereinement la 2e partie des qualifs

Roberto Martinez l’a rappelé à plusieurs reprises en conférence de presse, l’objectif est de conclure le diptyque Kazahstan-Écosse avec six points afin d’aborder sereinement la deuxième partie des qualifications.

Les Diables Rouges ont parfaitement rempli la première partie du contrat avec une victoire nette et sans bavure contre le Kazakhstan (3-0) samedi. Grâce à deux buts dans le premier quart d’heure, les Belges n’ont pas eu à dépenser trop d’énergies. Un détail important en cette fin de saison.

Mardi, Eden Hazard & co seront attendus par l’Écosse de Steve Clarke, qui a remplacé en tant que sélectionneur Alex McLeish (ex-Genk), licencié en avril suite à une défaite contre le Kazkhstan (3-0) et une victoire étriquée contre Saint-Marin (0-2). Samedi, pour les débuts de Clarke, l’Écosse est difficilement venue à bout de Chypre (2-1), Burke marquant le but de la victoire à la 89e. Bref, l’équipe au Tartan ne respire peut-être pas la grande forme, mais avec 6 points sur 9, partage la deuxième place du groupe avec la Russie, à trois longueurs de la Belgique, et est bien en lice pour la qualification.

Les Diables Rouges ont l’occasion de reléguer leurs adversaires du jour à 6 unités. Une donnée importante sachant que la deuxième partie des qualifications, qui reprendront en septembre, proposera notamment aux Belges des déplacements en Écosse, au Kazakhstan et en Russie.

Les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour l’Euro, organisé dans 12 pays. Les quatre derniers tickets seront mis en jeu via des barrages basés sur les classements de la Ligue des Nations (un ticket par division).

Mardi, Roberto Martinez pourra compter sur un effectif complet, tous ses joueurs prenant part au dernier entraînement lundi au Centre national de Tubize. Le sélectionneur ne pense cependant pas faire tourner son effectif. Par rapport à l’équipe qui a débuté samedi, la principale interrogation portera sur le nom du titulaire au poste de latéral droit. Timothy Castagne, buteur contre le Kazakhstan, avait été préféré à Thomas Meunier, mais le sélectionneur avait laissé entendre après la rencontre que le joueur du PSG pourrait retrouver une place dans le onze mardi.

Belges et Écossais se sont rencontrés à 18 reprises. Le bilan est de 11 victoires belges, 3 partages et 4 succès écossais. Le dernier affrontement remonte au 7 septembre 2018. Pour leur premier match depuis la Coupe du monde, les Diables Rouges s’étaient imposés 0-4.

La rencontre sera arbitrée par le Tchèque Petr Ardeleanu.

 Steve Clarke

L’Écosse a battu Chypre 2-1 dans les dernières minutes samedi. «Entre ces deux matchs, la récupération sera importante», a commenté Clarke. «Il faudra ensuite exécuter le plan et être parfait défensivement, car ils nous puniront à chaque erreur. Il sera question de forme, de tactique mais aussi de caractère. Nous devrons jouer à un bon niveau et concrétiser nos occasions. Ce sera important de bien défendre, mais il faut aussi faire comprendre à l’équipe adverse que tu peux lui faire mal.»

Ce sera seulement le deuxième match de Clarke en tant que sélectionneur de l’Écosse. L’ancien assistant de José Mourinho à Chelsea a pris la tête de la sélection le 20 mai, quelques semaines après le licenciement d’Alex McLeish (ex-Genk) suite à la défaite contre le Kazakhstan (3-0) et la difficile victoire à Saint-Marin (0-2). «J’essaye d’apporter mon organisation et mes principes», a expliqué Clarke. «L’objectif à court-terme est de prendre autant de points que possible. C’est un honneur de diriger l’équipe nationale, mais l’objectif est de disputer un grand tournoi.» Hampden Park, à Glasgow, sera l’un des stades de l’Euro 2020.

«Contre Chypre, nous avons bien terminé la rencontre», a ajouté le coach écossais. «L’atmosphère est positive dans l’équipe. Demain, il faudra y croire, la mentalité sera importante. Les trois points pris contre Chypre sont importants. Nous devrons utiliser les mêmes principes – peut-être pas les mêmes joueurs – et à partir de là être bon sur le terrain. Contre Chypre, certaines choses étaient bonnes, d’autres moins. Mais la forme était là.»

Lorsqu’il entraînait West Bromwich Albion, en 2012-2013, Clarke avait sous ses ordres un certain Romelu Lukaku. Clarke avait contribué à l’explosion de l’avant-centre, auteur de 17 buts en 35 rencontres avec WBA. «Ce n’est pas mon mérite, c’est le sien», a souri Clarke. «Romelu est un joueur très talentueux. C’était un plaisir de travailler avec lui, c’est un grand travailleur. Il fallait parfois le forcer à sortir du terrain à l’entraînement pour qu’il se repose en vue du match!», a raconté l’entraîneur. «Il avait marqué beaucoup. Je suis heureux de la belle carrière qu’il a construite ensuite. Mais j’espère qu’il ne sera pas si bon demain.»