De l’art de se protéger du vent

Thierry Marchal, ingénieur de formation, nous explique, grâce à une énorme simulation, qu’un pro sur le Tour peut rouler comme un cyclotouriste.

À Cholet, Didier MALEMPRÉ
De l’art de se protéger du vent
Au cœur du peloton, la résistance à l’air est 20 fois moins grande que pour un échappé isolé. ©AFP

On savait par empirisme que la position la plus confortable pour un coureur dans un groupe se situe juste derrière le premier tiers du peloton. Ce qui est plus surprenant, c’est que ces coureurs les mieux placés ressentent vingt fois moins de résistance à l’air qu’un coureur isolé. C’est ce qui ressort de la plus grosse simulation réalisée dans le monde, sur un peloton de 121 coureurs numérisés, requérant 3 milliards de cellules.