Sur le Tour, un vélo mis en musique par Kraftwerk

Sur la première étape du Tour de France, vous avez peut-être remarqué ce vélo pas comme les autres, entre les jambes de Tony Martin. C’est que le mythique groupe Kraftwerk a participé à sa conception.

Sur les routes du Tour, le coureur allemand Tony Martin, de l’équipe Katusha, a lié son nom à l’emblème de la musique électro, Kraftwerk. L’occasion était si belle pour ce groupe mordu de cyclisme de faire son entrée dans le monde de la petite reine: Düsseldorf, ville du grand départ, est le berceau de leurs désormais légendaires Kling Klang Studios. En 2003, le plus grand rendez-vous du cyclisme avait déjà inspiré le groupe pour cette composition confectionnée pour le centenaire de l’épreuve.

Dans le but de pousser ce premier coup de pédale sur la grande boucle, le groupe électro s’est lié au fabricant Canyon (dont le CEO est un grand fan du groupe allemand) pour mettre au monde ce bijou de technologie, qui répond au doux nom de Ultimate CF SLX Kraftwerk. Sans même y connaître quoi que ce soit en mécanique, le look de la bécane ne laisse pas indifférent. C’est comme si Tony Martin chevauchait une pochette d’album de Kraftwerk. Le dessin sur son cadre a été imaginé par Ralf Hütter, lui-même. Pour poser ces bandes réfléchissantes à la main, il a fallu sept heures (!) par cadre.

In honour of a band whose legacy will continue to shape music for decades to come, Canyon is proud to present the...

Posted by Canyon on Thursday, June 29, 2017

À la genèse de ce vélo, d’innombrables heures passées par Tony Martin dans une soufflerie, pour trouver la position aérodynamique parfaite, à partir de laquelle les concepteurs ont positionné des repose-bras et une selle sur mesure, sur un cadre qui a déjà fait ses preuves sur les grands tours.

Le design n'est pas tout: ce vélo innove aussi sur le plan mécanique. Sur le pédalier, on remarque tout de suite qu'il n'y a qu'un (énorme) plateau de 58 dents, et donc pas de dérailleur avant. Sur ce disque, le profil des dents alternativement fin et large permet de diminuer au maximum les risques de déraillement, et éviter de revivre la mésaventure de David Millar dans le prologue de 2003. Le dérailleur arrière n'est pas en reste, puisqu'il s'agit de la crème de la crème de SRAM, qui fonctionne on ne peut plus intuitivement et sans fil.

Canyon mettra en vente cette série limitée dès lundi sur son site. Pour l’obtenir, il vraiment être fan de vélo et de Kraftwerk, car le prix affiché est tout de même de 10 000€.

Pour aller plus loin, visionnez ici la visite guidée du vélo par la chaîne YouTube GCN.