HUMEUR | Coupe Davis: faut-il condamner David Goffin?

Le forfait de David Goffin contre l’Allemagne, au premier tour de la Coupe Davis, a fait réagir. Faut-il le condamner pour avoir privilégié, à ce moment précis de la saison, sa carrière?

Benoît Robaye
HUMEUR | Coupe Davis: faut-il condamner David Goffin?
David Goffin a décidé de faire l’impasse sur le premier tour de la Coupe Davis. ©BELGA

Une absence remarquée, forcément

L’absence de David Goffin (26 ans) au premier tour de la Coupe Davis n’est pas passée inaperçue… Le numéro 1 belge (ATP 11), toujours aux portes du Top 10 mondial au classement ATP, a donc décidé de déclarer forfait face aux Allemands, estimant qu’il n’était pas raisonnable de s’aligner – après un long Open d’Australie où il a atteint les quarts – lors de ce premier tour de la Coupe Davis.

Ce forfait aurait pu avoir des conséquences, mais ce ne fut finalement pas le cas, Steve Darcis (ATP 59) élevant notamment son niveau de jeu au-dessus de celui de deux joueurs – dont Alexander Zverev (ATP 21) – pourtant classés dans le Top 30 mondial.

Faut-il le condamner?

Faut-il en vouloir à Goffin d’avoir agi de la sorte, de faire passer sa carrière personnelle devant la Coupe Davis? Non, on estime qu’il ne faut pas le condamner pour cela.

S’il a pris une telle décision, c’est sans doute la mort dans l’âme. S’il en est arrivé à la conclusion qu’il était préférable de ne pas aller en Allemagne, c’est que lui et son staff ont estimé que c’était trop risqué, à ce moment précis de la saison, alors qu’il venait de disputer un Grand Chelem, à Melbourne, dont on ne sait que trop bien à quel point il est exigeant pour les organismes… D’autant plus que le Liégeois a été loin dans le tableau, son parcours ne s’arrêtant qu’en quarts de finale.

Il faut le respecter

Goffin est devenu depuis, 2014, l’un des meilleurs joueurs de la planète, à tel point qu’il a fini les deux dernières saisons dans le Top 20 mondial. Cela implique une approche qui ne peut plus rien laisser au hasard et notamment une gestion du calendrier où les plages de récupération ont une importance à ne pas négliger. D’autant moins à la sortie d’un tournoi du Grand Chelem, disputé sous le «cagnard».

Autrement dit, il faut pouvoir composer avec le «nouveau» statut du Liégeois. Quand il brille, comme il l’a fait à Roland-Garros la saison passée – lorsqu’il avait atteint les quarts de finale d’un Grand Chelem pour la première fois de sa carrière -, tout le monde applaudit. Quand il prend une décision, certes pas la plus populaire mais pour le bien de sa carrière, il faut pouvoir respecter son choix.

Sera-t-il de la partie en 1/4?

Le Liégeois sera-t-il de la partie lors des quarts de finale de la Coupe Davis, du 7 au 9 avril, face à l'Italie ou à l'Argentine? Le contexte sera différent. On ne sortira pas d'un tournoi du Grand Chelem, déjà… Mais on sortira tout de même de deux rendez-vous importants pour Goffin: Indian Wells et Miami, deux Masters 1000, où il aura énormément de points à défendre puisqu'il y avait signé coup sur coup deux demi-finalesla saison passée.

David Goffin, ici lors des quarts de finale de l’Open d’Australie, premier Grand Chelem de la saison.
David Goffin, ici lors des quarts de finale de l’Open d’Australie, premier Grand Chelem de la saison. ©AFP