« On ne m’a pas dit de mettre le frein »

Les Rochefortois ont déjà marqué ces play-off en emportant le match aller à Natoye (61-65) qui doit inverser la tendance dès ce soir.

Philippe GILLES
« On ne m’a pas dit  de mettre le frein »
Basket-ball 1/2 finale play-offs P1 : Natoye - Rochefort (08-04-2016) ©ÉdA – Frédéric de Laminne

Rochefort – Natoye (ce soir 20 h)

«Ça va! Rien n'est cassé! Que des hématomes! Mais ma saison est finie.» Emmené à l'hôpital vendredi soir, le pivot Sébastien Fisson a souffert du coup de coude reçu entre deux côtes flottantes. Son absence, en défense, est toutefois de nature à contrarier les Marcassins pour ce match retour. «Sébastien, c'est notre pivot dominant. Avec Degée, il forme la courroie de l'équipe, confie le coach Laurent Costantiello. Dès lors, Gérard, Kurz et Dejardin ne devront pas se louper. Ce sera un match chaud, comme toujours face à Natoye, mais je pense que nos chances de succès sont égales. Comme je n'ai pas eu la consigne de mettre le frein à main, il faudra faire l'effort de plus, ne pas être attentistes, contester les shoots et ne pas permettre à Natoye de s'allumer.»

Les Jaunes ont peiné face à la zone de Rochefort. «Cela faisait pourtant quinze jours qu'on travaillait là-dessus, mais le basket n'est pas une science exacte, rappelle Bastien Gilain, le coach natoyen. Je n'étais pas rassuré en première mi-temps, mes joueurs étaient tétanisés. C'est en effet particulier pour eux de disputer leurs premiers play-off alors que Rochefort les a abordés sans complexe. Cependant, je suis fier de leur réaction en deuxième mi-temps. L'apprentissage doit se faire, il a duré vingt minutes. À nous de continuer sur notre deuxième mi-temps car nous sommes capables de battre Rochefort là-bas. Je suis déçu du résultat, satisfait de la réaction car nous perdons contre une bonne équipe mais pas beaucoup plus forte que nous et pas moins forte que le Mosa lorsqu'elle est au complet.»

Encore faudra-t-il canaliser Romain Degée pour y arriver? «Comme vendredi, ce garçon est injouable en P1. À certains moments, nous avons essayé de le faire reculer, de le trapper, il a quand même mis ses trois points. Nous allons essayer autre chose, sortir un lapin du chapeau mais il faut tout d'abord que les individualités puissent sublimer le collectif. Nous en sommes capables, nous allons tout lâcher, je n'ai aucune crainte, aucune peur là-dessus.»

Sauf Fisson bien sûr, tout le monde est au poste.

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