Décès de Julien Hoferlin : Benjamin Deceuninck ému aux larmes

Le journaliste de la RTBF, Benjamin Deceuninck, évoque son ami Julien Hoferlin. Un témoignage poignant.

Benoît Robaye

+ À LIRE AUSSI | La disparition d’un visage incontournable

+ LES RÉACTIONS | Darcis perd bien plus qu’un ami, Mauresmo « effondrée », Dewulf « dévasté »

Humainement précieux

Depuis l'annonce de la disparition de Julien Hoferlin, décédé ce vendredi des suites d'un cancer à l'âge de 49 ans, on a pu mesurer à quel point l'ancien capitaine de Coupe Davis a marqué ceux qui l'ont fréquenté. Les nombreuses réactions, qui pleuvent depuis ce matin, vont toutes dans le même sens: un «tout grand monsieur», un «ami et plus encore», un «homme exceptionnel», un «gars super»…

«Je parlais de tout sauf de tennis avec lui»

Laurent Bruwier et Benjamin Deceuninck, journalistes au service des sports de la RTBF et spécialistes du tennis, ont perdu bien davantage qu’un consultant, rôle que Julien Hoferlin assurait en faveur du service public depuis de longues années.

On a senti notre confrère particulièrement marqué en évoquant la disparition de celui qu’il considérait comme un ami… Ému aux larmes, Benjamin Deceuninck a confié combien Hoferlin «représentait bien davantage que du tennis. Je parlais de tout sauf de tennis avec lui, c’était un passionné de la vie. Passer du temps à ses côtés, c’était du bonheur permanent. Il était tout le temps de bonne humeur, il avait un contact extraordinairement facile avec tout le monde, y compris ceux qu’il ne connaissait pas.»

Roland-Garros, avec le cœur gros comme

À n’en pas douter, Benjamin Deceuninck aura le cœur gros comme ça au moment de prendre l’antenne lors du prochain tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros, événement qu’il avait pris l’habitude et le plaisir depuis toujours de commenter avec Julien Hoferlin. «Il était chaque année avec nous… On pensera à lui très fort, comme on l’avait fait durant la finale de la Coupe Davis entre la Belgique et la Grande-Bretagne, un événement auquel il aurait rêvé participer (NDLR, il avait également noué des relations particulières avec les Britanniques après avoir travaillé en faveur de leur Fédération).»

Son souvenir le plus mémorable à ses côtés

Interrogé sur le moment le plus mémorable qu’il ait vécu avec Hoferlin, sur le plan purement sportif, Benjamin Deceuninck s’est directement souvenu de son deuxième match en tant que capitaine de l’équipe de Coupe Davis, lors d’un barrage disputé face à la Slovaquie à Bratislava, en vue de remonter dans le groupe mondial. «Ils avaient non seulement réussi à battre les Slovaques, mais Julien avait surtout réussi à fédérer un vrai groupe de supporters, composé notamment de ses potes, des potes de ses potes… C’est un moment qui le résume bien. Il était capable de rameuter les foules.»