Les plus jeunes ont ass umé leur rôle de favoris

En manque de rotations dans le secteur intérieur, Faulx a subi la vitesse et l’intensité natoyenne. Les Condrusiens goûtent à un premier trophée. Natoye - Faulx : 72 - 56

Philippe GILLES

18-13, 14-9, 19-21, 21-13.

NATOYE : Degueldre 12, Fernemont, Haquenne 7 (1x3), Lange, Cleymans 11 (1x3), Colignon 3 (1x3), Dubois, Baerts 4, Bastien 22, Legrand 4, Marteau, Maillet 9.

FAULX : Marchant 3, Comte, Pecheux 6, Grapotte 23, Jacquemin 3 (1x3), Biot 15, R. Jeanjot, A. Jeanjot 4, Scaillet 2.

«J'ai pris l'option de la zone parce qu'il fallait se protéger, sans Dubois et Lecharlier en dessous. Malheureusement, Marchant a déjà trois fautes dès le premier quart-temps, confie Philippe Gasia, le coach de Faulx. Cependant, mon plan de match était de ne pas accuser plus de dix points, ce qui devait nous permettre de renverser la vapeur. Natoye s'est imposé au rebond, et Bastien nous a fait mal. Mes gars n'ont pas bien géré le stress et l'enjeu et, compte tenu d'un meneur qui a dû jouer trente-cinq minutes, ils ont manqué de lucidité dans le jeu collectif. Nous avons aussi beaucoup raté en dessous. Mais je suis fier de l'envie qu'ils ont montré en seconde période car, avec quatre absents, ils ne méritaient pas une telle défaite. En cela, je suis déçu parce qu'on croyait au miracle même si nous n'avions qu'une chance sur dix.»

Natoye rentre parfaitement dans le match, déjouant la zone (10-3 à la 5e et 18-13 à la 10e ). Faulx connaît un gros déchet offensif et doit courir pour assurer le repli: 28-16 à la 17e . Bastien et Maillet atteignent la mi-temps à 32-22. Grapotte sort alors le grand jeu, en contres ou en drives et permet à son équipe d'encore espérer une issue favorable: 51-43 à la 30e. Natoye est en danger à 53-47 à la 34e et 59-47 à la 37e lors de la cinquième faute de Marchant . «Nous n'avons pas permis à Faulx d'avancer. J'estime que nous avons réussi à contrer leurs points forts pour creuser l'écart. Certes l'adversaire revient à moins six sur des efforts individuels mais un match, une finale, se gagne sur quarante minutes. Il ne fallait pas s'enflammer car Faulx aurait pu nous faire déjouer sur son expérience, assure Bastien Gilain, le coach de Natoye. Nous avons fait le trou par de bonnes options. C'est d'abord un succès défensif. Pour la deuxième meilleure défense du championnat, je ne voulais pas encaisser plus de soixante points et tout le monde a participé au rebond. Je suis fier, poursuit le Natoyen, parce que nous étions l'équipe favorite et que, désormais, mes jeunes ont appris à gérer une avance, une victoire. Après une saison blanche en R2, une autre pour se reconstruire, voilà cette troisième année» déjà couronnée d'un trophée. «Ce sont des travailleurs, je suis fier de les coacher.»

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