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Si les Mazyciens, performants dans la durée, confirment leur supériorité actuelle, les Belgradois ne sont pas en mesure de les arrêter.

Jo MEUNIER
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Belgrade B - Mazy (BASKETBALL) ©EdA - Christophe Béka

Mazy - Belgrade B (s. 20h45)

À l'issue de la victoire à Braine, la satisfaction du devoir accompli planait sur le groupe mazycien. À juste raison puisqu'elle leur donnait le titre de champion de la saison régulière. «Mais ce qui importait le plus, c'était d'éviter les blessures venant d'un adversaire au bord de la frustration», note Hugo Descamps plus préoccupé par la santé de ses joueurs que du contexte du match. «Avec Giovanni (Lena) qui a le poignet cassé, c'est suffisant, reprend le coach. Nous ne sommes pas à l'abri d'une provocation mais il serait dommage d'être amoindris au moment d'aborder les play-off alors que la saison s'est déroulée sans incidents majeurs. Nous sommes prêts pour le derby sachant qu'après la claque reçue le week-end dernier, l'adversaire voudra réagir et il n'y aura certainement pas besoin de le motiver.»

Même si les ouailles de Jérôme Joannes peuvent déborder d'énergie, les dernières prestations ne plaident pas en leur faveur et, jusqu'ici, aucune équipe n'a réussi à faire plier le leader. «Nous ne jouons pas dans la même catégorie, admet le coach namurois. Mazy, c'est une R1 qui joue dans une série R2 et, pour ses joueurs, il n'est pas très intéressant de nous rencontrer d'autant que nos deux derniers matches ont été lamentables: c'est la goutte qui a fait déborder le vase. La semaine dernière, après cette honteuse prestation, j'ai vécu les pires moments de ma carrière de coach. J'admets qu'un jour on puisse connaître un off-day complet par manque de réussite mais il y a la manière.»

Belgrade dans le doute

En fustigeant ses troupes, Jérôme tente peut-être de leur donner le coup de fouet pour obtenir une réaction. Elle serait probablement très utile pour affronter un leader intraitable. «Je suis un gagneur, confie le coach belgradois qui enfonce le clou. Je comprends qu'à certains moments les consignes ne soient pas convenablement appliquées, l'expérience fait parfois défaut mais je ne peux admettre le manque de volonté et encore moins de combativité. On dit qu'un animal blessé réagit souvent mais j'ai des doutes. Belgrade est un club formateur mais les miens ont également besoin d'être formés en tant qu'hommes.»

Il est évident, contre l'expérience de l'armada mazycienne, les jeunes ont peu de chance d'obtenir gain de cause. «Tous nos adversaires ont droit au respect, signale Descamps. Les Belgradois ont des capacités et il serait inopportun de les sous-estimer car, un jour ou l'autre, nous pourrions connaître également la méforme devant une formation qui joue à 200%.»

Mais on peut supposer qu'en raison de la forme actuelle affichée par ses troupes, le coach ne doit avoir aucune crainte. «Depuis le début du second tour, nous entamons nettement mieux nos rencontres, ce qui nous facilite la gestion. On encaisse un peu plus mais il faut de temps en temps relâcher et permettre aux joueurs de prendre du plaisir à jouer.»

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