Quel est le profil du coach de P1 ?

Le coach type en première provinciale messieurs est âgé de 46 ans, est un ancien meneur qui a joué en D3 et est surtout un défenseur.

Philippe GILLES
Quel est le profil du coach de P1 ?
Wanze Huy P2A ©Léva

Il ne faut pas nécessairement attendre le poids des années pour être un coach avisé en première provinciale. Toutefois, avoir assuré la distribution, être prompt en défense et avoir évolué parmi les divisions nationales sont, à l’évidence, des atouts majeurs.

Entre Bastien Gilain, le plus jeune, et Luc Verkest, fraîchement retraité, il y a bien sûr une belle marge mais il vaut mieux avoir la quarantaine passée pour être choisi par les dirigeants de clubs afin d’assurer son autorité et transmettre naturellement son savoir.

Aussi, il faut bien constater qu'une bonne vision du jeu vient de l'arrière. C'est encore plus vrai en basket que dans d'autres disciplines. Six coaches actuels de P 1 sont d'anciens meneurs, deux sont en même temps des small guard, tandis que Michel Bechoux (Profondeville) et Pierre-Yves Delveaux (Andenne) étaient davantage des ailiers. Frédéric Pilloy (Jambes) assurait le poste 3 et le poste 4 tandis que Raphaël Linet (Sombreffe) pouvait couvrir les postes 1 à 3. En somme, seul Nicolas Demande (Fraire) était un pivot spécifique.

Et donc, la plupart de ces mentors ont eu somme toute une jolie carrière qui les a conduits vers les divisions nationales, ancienne mouture. Cinq voire six d’entre eux ont évolué en D 3 dans le Namurois ou dans le Hainaut, Nicolas Demande davantage en réserve. Toutefois on se souvient de Raphaël Linet parmi l’équipe de D1 de Fleurus. De leur côté, Luc Verkest, Fred Pilloy et Philippe Gasia ont été alignés en R2, ou plutôt en quatrième nationale.

En tout état de cause, la plupart de nos coaches endossent des responsabilités dans leur vie professionnelle, à l’école comme Jean-Jacques Jacobs et Nicolas Demande, à Liège… basket pour Laurent Costatiello, dans le management informatique pour Jean-Louis Jacobs, dans le domaine commercial pour Philippe Gasia ou Raphaël Linet, dans la police, à l’armée ou tout simplement dans l’éducation. D’ailleurs, la plupart d’entre eux sont aussi d’assidus coaches de jeunes.

Mais, au fait, étaient-ils plutôt attaquants ou défenseurs. La réponse est essentiellement du second ordre. «J'ai toujours attaché une grande importance à la défense mais j'alimentais le marquoir régulièrement», dit Jean-Jacques Jacobs. Idem pour Pilloy: «Je dirai plutôt défenseur mais j'avais un bon shoot.» «J'aimais bien avoir le ballon», sourit Costantiello. «Attaquant avant tout mais à force de travailler avec Jean Lamquet, je suis devenu défenseur», avoue Jean-Lou Jacobs. «Les deux», résument Linet, Gasia et Gilain. «Défenseur au début de ma carrière, et ensuite attaquant», précise encore Bechoux. « Attaquant mais je savais défendre aussi, précise Philippe Hautem qui, un jour «mais ça date» a été élu meilleur junior belge. En rappelons que les frères Jacobs, Pilloy et Bechoux ont déjà eu les honneurs du Référendum en tant que coach provincial.

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