Mariembourg : pour un noyau à dix ?

Les Namuroises se sont imposées face à Mariembourg, après avoir mené de but en blanc. Pour les visiteuses, ce n’était pas le match à prendre.

Amandine GILSON
Mariembourg : pour un noyau à dix ?
P2B : Namur - Mariembourg ©ÉdA – 30888953231

En pointant à la seconde position au classement provisoire du championnat de deuxième provinciale, à égalité avec Malonne qui compte deux rencontres de plus, les Namuroises ont rempli leur contrat. Boninne, en tête, est hors de portée mais, si elles continuent à s’octroyer des victoires, la deuxième place devrait leur revenir. Samedi, elles étaient opposées à Mariembourg, une jeune équipe qui impressionne déjà (52-31)

La victoire mais sans plus

Sur le terrain, Namur a vite pris l'ascendant en s'envolant à vingt points de leurs adversaires dès le début de la rencontre. Pourtant, la manière n'y était pas vraiment. «Je ne suis pas très content. Nous avons vraiment manqué de réussite, contrairement à nos adversaires du jour. Nous marquons cinquante-deux points mais nous aurions pu en marquer le double, commente le coach namurois, Oleg Agabalov, qui explique ça facilement. Quelques-unes de mes joueuses sont blessées, ce qui m'a permis de faire appel à tout le monde. Les filles ont eu leur chance, ont voulu bien faire, mais étaient trop excitées et se dispersaient en voulant impressionner.»

Un avenir serein

La jeune équipe de Mariembourg qui clôture sa seconde saison en deuxième provinciale n'a pas démérité. Bien que le coach visait la troisième place, les filles de François Gailly se retrouvent cinquièmes au classement. «Nous avons été défaits à trois reprises, face à Sombreffe et deux fois face à La Bruyère, à cause du manque d'effectif. Avec ces trois victoires, nous aurions pu viser la troisième place et devancer Malonne. Toutefois, je suis très content de mon équipe», explique-t-il.

L'objectif est donc presque rempli pour les Mariembourgeoises qui étaient… avant-dernières la saison dernière. Pourtant, les temps sont durs à Mariembourg, surtout du côté masculin. En effet, les hommes de première régionale ne poursuivront pas la saison prochaine à cet échelon et redescendraient en première provinciale. «Le manque de joueurs se fait ressentir. Certains veulent arrêter, et il est difficile pour les clubs du sud de la province de faire des transferts. Ce n'est pas une question financière, mais un problème d'effectif, poursuit Gailly. Chez les dames, l'idéal serait de dénicher l'une ou l'autre joueuses pour s'assurer un noyau de dix, mais notre avenir est serein.»

La semaine prochaine, Mariembourg affrontera les «Copines» de Boninne, un match qui risque de ne pas être facile. «Je n'aurai pas de meneuse, ce qui ne nous facilitera pas la tâche. Mais ce n'est pas face à Boninne, comme ça ne l'était pas non plus face à Namur, qu'il faut l'emporter. Il faut seulement utiliser l'expérience de nos adversaires pour faire un beau match», termine le coach de Mariembourg.

Namur se déplacera à La Bruyère avec l'objectif de l'emporter. «C'est toujours difficile de jouer là-bas, mais si je récupère une distributrice, nous devrions bien nous en sortir», clôture Oleg Agabalov.

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