Boninne en play-off : objectif atteint - Un vainqueur déçu, un perdant heureux !

Boninne a assuré sa participation aux play-off dimanche en battant Loyers dans un derby où il a été poussé dans ses derniers retranchements.

T.L.
Pol-Émile MEUR
Boninne en play-off : objectif atteint  - Un vainqueur déçu, un perdant heureux !
Basket ball Boninne Loyers ©ÉdA – Florent Marot

Même si Ciney pourrait encore théoriquement revenir à sa hauteur, Boninne a fait un énorme pas vers les play-off en gagnant le derby face à Loyers (54-53) et en prenant sa revanche sur le match aller par la même occasion. «Avec le jusqu'au-boutisme qui nous a permis d'aller chercher cette victoire, le gros point positif du week-end est cette qualification aux play-off, qui constitue notre objectif du début de saison. Et ce à cinq matches de la fin de la phase classique», explique le coach boninnois Jérémy Prinsen. Ses joueuses confirment donc leur bonne série puisqu'elles ont conquis un huitième succès de rang et doivent encore monter en puissance avant les play-off. Car dimanche, tout n'était pas parfait, loin de là. Boninne a ainsi été outrageusement dominé au rebond et peut remercier Brus pour ses trois paniers difficiles inscrits dans le money-time, alors qu'elle n'avait encore rien marqué jusque-là. «Elle a pris ses responsabilités à l'expérience, à un moment où plus grand monde ne voulait le ballon. Elle est là pour ça aussi.»

Loyers a donc été crucifié alors qu'il pensait avoir fait le plus dur. Mais il peut sortir avec des satisfactions. «On a très bien limité cette équipe, qui n'a marqué que 54 points, relate le coach Stéphane Dehasse. Ce sont au final quelques ratés dans la dernière minute qui nous coûtent la victoire.» Loyers devra donc attendre pour atteindre son objectif de faire tomber un pensionnaire du top 4 chez lui. «Il reste Libramont et Bellaire, deux déplacements toujours très compliqués.»

Fait rare dans une rencontre de basket, le vainqueur du derby, Namur, paraissait plus déçu que le perdant, Profondeville (48-57). Avec leurs armes, les Bleues ont réussi à faire douter une équipe en pleine confiance.

Malgré deux défaites en un week-end, Antonin Gilet se montrait globalement satisfait de la prestation de ses ouailles. «On a joué deux équipes (NDLR: Quaregnon et Namur B) du même profil avec plus de talent que nous. On a d'ailleurs pu le voir dans la différence de rythme. Certaines joueuses de Namur s'entraînent avec la D1, cela se ressent forcément», analyse le coach. Dans le jeu, la différence de niveau ne s'est pas toujours fait ressentir: «On a prouvé qu'on était capable d'ennuyer ce genre de formations. Face à Namur, nous aurions pu mettre encore un peu plus de pression mais nous ratons des shoots faciles dans les moments décisifs. Ce qui est normal quand on court après le score, on perd en lucidité. Je dois dire que nous avons fait preuve de beaucoup d'envie, les filles ont beaucoup de cœur. Nous devons maintenant tout gagner et nous qualifier pour les play-off.»

«Une rencontre mal gérée»

«Je suis très déçu de la manière et de l'attitude», débute Aurélien Garraux. Pour ceux qui en doutaient encore, l'ambition est grande à Namur. «C'est une rencontre mal gérée. On a joué de manière trop individualiste. On s'attendait pourtant à un match compliqué. On n'a rien montré à part dans le troisième quart. Nous devons maintenant travailler. On veut faire mieux que les dernières saisons et on sait que nous devrons être à la hauteur durant les play-off. Le point positif est qu'en jouant mal, on parvient à être devant.»

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