Heureux les clubs formateurs

Coach à succès du basket namurois, Jean-Louis Jacobs dresse la situation des états généraux pour l’année 2015.

Philippe GILLES
Heureux les clubs formateurs
BD R1 : Andenne-Ciney ©Frédéric de Laminne

Jean-Louis Jacobs, quel est l’événement namurois qui vous a le plus marqué en basket?

Je citerai avant toute chose l’attentat dont a été victime Émile Lemaire et qui me touche. C’est une personne appréciée dans le basket, qui évoluait dans un cadre de vie qui lui allait si bien. Comme j’apprécie le rôle de Marc Deheneffe qui s’est montré disponible face à la détresse de quelqu’un.

Dans notre sport proprement dit, je retiendrai le choix, qui s’est révélé négatif, de Belgrade et Gembloux, d’évoluer dans une division supérieure parce qu’on le leur avait demandé. Ils n’étaient pas structurés pour cela. Le positif, c’est qu’ils ont appris de cette expérience malgré le constat d’échec. Cela étant, Belgrade et Loyers restent le top namurois mais avec des conceptions et une vision du basket bien contradictoires.

En provinciale, je vois que le Mosa Jambes veut le titre. Mais Natoye fait aussi d’excellents résultats. Il s’agit de deux idées différentes du basket et, avec ses jeunes, Natoye aura plus de chance de maintien en R2.

Quel regard portez-vous sur le basket féminin namurois?

Il faut reconnaître que le Belfius n’a pas fait des choix de joueuses optimum. Je connais l’entraîneur (Sébastien Dufour), il mérite d’être soutenu pour son travail. Malheureusement, Namur devra encore se battre pour la deuxième place derrière Braine car il ne peut lutter en termes de qualité et de budget.

Je pense par contre que Ciney est bien lancé pour une troisième coupe. Ces filles ont de la chance: en R1, elles vont encore évoluer et apprendre beaucoup plus qu’avec moi, grâce à l’expérience et l’aura de Giovanni Bozzi. Pour être passé là, je sais que le travail de formation est bien fait. Comme à Boninne qui joue avec ses jeunes en R2, Jérémy (Prinsen) fait un bon boulot et doit jouer les play-off pour le titre.

Et à titre personnel, quel est votre sentiment sur les douze mois écoulés?

Je retiendrai avant tout la coupe AWBB gagnée avec Ciney pour la deuxième année de suite et l’organisation - de ces finales - qui a été reconnue dans toute la Wallonie.

À côté de cela, la participation aux play-off avec les hommes de Ciney, puis cette première partie de saison à Erpent, pleine de satisfactions. En 2015, le club a acquis une régularité qui l’empêchera de descendre, à cause aussi du travail de fond accompli précédemment par Michel Bechoux. Il n’y a pas de miracle quand on s’entraîne trois fois par semaine.