Une formation à deux niveaux

Les stages comme le Christmas existent depuis bien longtemps pour permettre aux joueurs de se perfectionner mais ils ne sont pas les seuls.

François MERCY
Une formation à deux niveaux
Christmas basket CIney ©ÉdA

Alors que les joueurs et joueuses de Ciney soufflent un peu pendant cette période de trêve, la salle, ou plutôt les salles puisque trois sont occupées en permanence, respirent le basket à 100% grâce au Christmas basket. Ce stage, qui en est à sa 16e édition, est de retour à Ciney depuis trois ans après quelques années d'interruption. Cette saison, ce sont une cinquantaine de jeunes qui rallient le hall chaque jour sous la houlette de quatre coaches maison et deux head coaches venant de l'extérieur. Ce mercredi par exemple, il s'agissait de Laurent François, coach de la R1 de Libramont et Alain Alexis, des dames de Bouge en P1.

Au programme du jour: améliorer la condition physique. «Chaque jour, il y a un thème que nous devons respecter comme le dribble, les passes, la condition physique. Le travail se fait toujours en deux temps, d'abord sous forme d'exercices ensuite en situation de match», explique Guy Laroche, du RBC Ciney.

Un stage toujours utile

Parmi les nombreux jeunes, Justine Giaux, qui évolue au sein du club condrusien en cadettes, en R2 et en R1, participe toujours à cette semaine de perfectionnement dans le but d’apprendre et de conserver le rythme.

«À la maison, je ne fais pas grand-chose donc autant venir ici et garder la forme en vue du mois de janvier. On a moins d’entraînement et on doit faire la corrida de Ciney. Même si on apprend beaucoup avec nos coaches habituels, ici, on fait d’autres exercices et c’est toujours intéressant de découvrir autre chose. Il m’arrive aussi d’aider et de conseiller les plus jeunes.»

À la mi-saison, une des plus jeunes parmi les seniors au sein du club peut déjà faire le point sur la première partie de saison et constater son évolution. «Avec les filles plus âgées et plus expérimentées, on évolue beaucoup. On apprend aussi à recevoir des coups parce que ça joue de manière plus rude que chez les jeunes. On améliore aussi notre technique avec la balle. Début de saison, j'ai eu quelques difficultés au niveau physique mais je sens que je progresse bien. Avec Giovanni (NDLR: Bozzi), tout est différent, il va au bout des choses. J'espère pouvoir prendre un maximum de temps de jeu en R2 et continuer à jouer quelques minutes en R1».

Les entraîneurs apprennent aussi

Les joueurs progressent mais les entraîneurs ont, eux aussi, l’occasion de s’initier à de nouvelles choses.

C'est par exemple le cas d'Alain Alexis. «Ce genre de stage nous permet de rencontrer d'autres personnes, des joueurs ou des entraîneurs. C'est enrichissant. Entre coaches, on s'échange des infos. Aujourd'hui, j'ai la chance de travailler avec Laurent François qui a plus d'expérience que moi. Cela me permet d'innover dans mes séances et d'acquérir de l'expérience supplémentaire.»