Andenne loupe le coche : incroyable !

Inconstant face à Waterloo, Andenne a perdu l’occasion de retrouver une meilleure place au classement. Il passera la trêve dans la zone rouge.

Thomas LAMBEAU
Andenne loupe le coche : incroyable !
Andenne - Waterloo (BASKETBALL) ©ÉdA – 30676792643

Que ce soit en championnat ou sur quarante minutes, la rengaine est la même pour Andenne: son inconstance se paie cash. Les Oursons ont prouvé leur difficulté à rester solides durant la totalité d'une rencontre face à Waterloo (67-70). Les détails étaient cruciaux et Andenne a oublié de les soigner. De quoi énerver le coach Michaël Dekeyser. «C'est incroyable, regrette-t-il. Nous sommes menés d'un point en fin de rencontre et nous n'osons pas pénétrer. Nous connaissons des hauts et des bas tout le temps. J'avais pourtant prévenu à la mi-temps que nous devions soigner tous les détails et cela s'est confirmé. Ce sont des bêtises qui coûtent cher.»

Les Andennais étaient pourtant revenus au meilleur moment face à des Waterlootois pas vraiment dans leur assiette. À sept minutes du terme, le tir à trois points de Bertholet au-dessus du lot, permettait aux Oursons de reprendre la main (65-64) alors que son adversaire avait tout dominé depuis le deuxième quart-temps. Malgré une petite frayeur après un coup direct au dos dans le troisième quart, le poste 4 mosan n'a finalement pas su tout faire tout seul. «Nous sommes tombés dans le faux rythme imposé par Waterloo, raconte-t-il. Ces gens nous attendaient au milieu de terrain, nous sommes tombés dans leur jeu. Chaque fois que nous revenons au score, nous commettons des erreurs ensuite. C'est décevant quand on voit qu'on ne perd que de trois points.»

Lancer les jeunes: pas un cadeau

Cette défaite fait mal quant à la confiance qu'Andenne pensait avoir retrouvée. «On a fait un meilleur match face à Jupille la semaine dernière et un super match amical contre Mazy en semaine. C'est très frustrant.»

Au final, Andenne n'a donc pas su aller chercher une cinquième victoire qui lui aurait fait un bien fou au classement. Le sauvetage passera donc par un meilleur deuxième tour. «Nous devons surtout aller chercher des matches à l'extérieur car nous ne sommes pas capables de gagner chez nous, continue Bertholet. Sans oublier de battre nos concurrents directs.»

Mais cette inconstance s'explique aussi par un banc qui n'apporte pas assez. «Je n'ai pas eu assez de rotation en deuxième mi-temps, justifie Dekeyser. Sous l'anneau, Renneson se plaignait du tendon d'Achille et Marloye est en manque de rythme.» Du coup, Andenne a manqué de jus face à une équipe complète. Pourtant, Dekeyser avait couché douze noms sur la feuille de match. Mais Misson et De Bruyn n'ont pas joué tandis que Perrier, Rousseau et Dachelet ont foulé le parquet seulement quelques minutes. «C'était très physique. C'était la guerre et les jeunes n'étaient pas prêts. Face à un meneur d'un mètre nonante, c'était difficile pour eux. Rousseau s'est fait balancer deux fois en deux attaques. À l'aile je n'ai rien à reprocher à Bully, Absil et Collin. Lancer De Bruyn dans un tel match n'aurait pas été un cadeau.»

Andenne a donc tourné à six dans le dernier quart-temps et n'a pas su faire la différence dans ces conditions. «Le banc n'apporte pas assez. L'intensité baisse de trop quand je fais des rotations.»