Qui se cache derrière la Borlée family?

Ce jeudi, le 4x400msera mis à l’honneur. L’occasion pour Gillet, Vanderbemden et Watrin de se faireune place au soleil.

David LEHAIRE
Qui se cache derrière la Borlée family?
SPAIN LANZAROTE BOIC COIB CAMP SPORTS FRIDAY ©BELGA

«Il paraît que ce sont les Borlée que l’on va voir ce jeudi à l’hôtel de ville de Bruxelles? C’est vrai qu’ils méritent tellement ce trophée. Ils ont encore fait partie des meilleurs relais de la planète cette année. Kevin et Jonathan ont déjà apporté tant de joie au pays. Et maintenant, il y a Dylan! Franchement, eux trois peuvent espérer se mêler à la lutte pour une médaille olympique l’été olympique l’été prochain à Rio.»

Tout ça c'est bien vrai, ma p'tite dame, mais vous savez qu'un 4x400 mètres se court à 4 quand même! Et se prépare à six même, puisqu'il faut toujours avoir des forces de vive pour booster vos trois héros. Donc, ce jeudi, Antoine Gillet, Julien Watrin et Robin Vanderbemden seront aussi récompensés. Le premier fait d'ailleurs partie du projet 4x400m depuis qu'il a été lancé. «J'avais 15 ans quand nous sommes partis en stage à Mulhouse, se souvient le Bertrigeois de 27 ans. En 2007, on a participé à l'Euro juniors. Et voilà que, là, je vais recevoir ce trophée unique. C'est juste… énorme.»

Bon, lui vous ne le verrez pas. Car il est en stage en Afrique du Sud depuis samedi. «J'ai un petit goût amer de ne pas être là, mais je n'aime pas trop ce genre de cérémonies. Je préfère rester dans l'ombre même si je suis très fier de faire partie de tout ça.»

Julien Watrin et Robin Vanderbemden, eux, seront bien là, tirés à quatre épingles. «Je serai plus nerveux qu'avant le départ d'une course, dit le Virtonais de 23 ans. Jamais, je n'aurais imaginé recevoir une telle récompense. Je n'ai intégré le relais qu'en 2013. Je me suis adapté très vite, on a raflé le titre et le record européens du 4x400m en salle à Prague, terminé 3e aux Bahamas et me voilà. Je ne réalise pas encore très bien.»

Robin, lui, n'a disputé sa première course qu'en… finale des mondiaux de Pékin. A 21 ans. «Le Mérite Sportif, je ne savais même pas ce que c'était, sourit le Liégeois. Je débarque là-dedans (au sein du relais) et je vais tout de suite recevoir un tel prix. Je suis comme un gosse qui récolte les fruits de tout le travail qu'ils ont fait durant des années.»

Ils, ce sont, donc, les pionniers de ce relais. Cédric Van Branteghem, bien sûr, et la Borlée Family, comme on l'appelle. Celle qui focalise l'attention. «C'est normal que l'on parle plus d'eux, assure Watrin. Ça me va très bien car cela me permet d'avancer en étant moins exposé.» N'allez pas en déduire qu'il faut faire profil bas pour intégrer le cercle très fermé. «C'est même le contraire, lance Vanderbemden. Ils sont les premiers à nous mettre en avant.» «Ils ne cherchent pas du tout à monopoliser l'attention. Ils ne veulent pas rester en famille, ajoute encore Watrin. Mais leur histoire est tellement unique…» Faire partie des Belgian Tornados voudrait, donc, dire qu'il faut accepter de passer après Kevin, Jonathan et Dylan. «S'ils vont plus vite, c'est logique, continue le jeune Robin. Mais si, un jour, quelqu'un d'autre court le 400m en 44.2, ils seront aussi là pour lui.»