Dopage : l’étau se resserre autour du Kenya

ATHLÉTISMELe Kenya bientôt comme la Russie? L’étau se resserre autour du pays africain et de ses pratiques dopantes, avec les suspensions hier des trois plus hauts responsables (le président, le vice-président et le trésorier) de sa Fédération (AK) par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

Les motifs avancés font frémir: il s’agit d’agir «dans l’intérêt de l’intégrité du sport». La commission d’éthique fonde ses décisions sur deux soupçons: «subversion potentielle du processus de contrôle antidopage au Kenya et détournement potentiel de fonds reçus par l’AK de la part de Nike».

Le président kenyan Isaiah Kiplagat est également soupçonné d'avoir reçu «deux véhicules motorisés de la part de la Fédération qatarienne d'athlétisme pour la période 2014-2015», selon le communiqué de la commission d'éthique.

Pour le moment, seuls les têtes tombent, pas encore le système, au contraire de la Russie. Et le Kenya espère éviter le sort de ce dernier pays, suspendu de toute compétition d’athlétisme à neuf mois des Jeux olympiques de Rio.

«Le Kenya a un vrai problème. S'ils ne travaillent pas sérieusement (contre le dopage), je pense que quelqu'un le fera pour eux», avait averti sans détour en fin de semaine dernière Dick Pound, président de la commission d'enquête de l'Agence mondiale antidopage dont le rapport est à l'origine des soucis russes.