Le forcing pour participer aux Jeux de Rio

La fédération russe d’athlétisme (ARAF) a annoncé, dimanche, avoir élaboré un plan anticrise qui devrait, selon elle, lui permettre d’obtenir une levée de la suspension des athlètes russes, accusés de «dopage organisé», dans les trois mois.

«Nous voulons réintégrer les rangs de la fédération internationale d'athlétisme (NDLR: IAAF) dans les trois prochains mois, a déclaré le président par intérim de l'ARAF, Vadim Zelitchenok, qui évalue «à 50%» les chances pour les athlètes russes de voir la suspension provisoire décrétée vendredi être annulée. Notre objectif principal est d'assurer la participation de nos athlètes aux jeux Olympiques, ainsi que de restaurer la réputation de l'athlétisme russe.»

Le ministre russe des Sports, Vitali Moutko, a pour sa part apporté son soutien à toute mesure envisagée par la fédération pour obtenir la levée de la suspension de l'équipe russe. «S'il faut nettoyer toute la fédération, alors nous le ferons. Nous sommes déterminés», a lancé M. Moutko.

M. Zelitchenok a en outre annoncé que le nouveau président de la fédération russe d'athlétisme serait choisi lors d'une réunion extraordinaire le 16 janvier, pour un mandat courant jusqu'à la fin des jeux Olympiques de Rio de Janeiro. Car… «Il nous faut une personne extraordinaire, avec de l'autorité et une très bonne connaissance du système».

Dès samedi, les principaux athlètes russes ont affiché leur combativité. «On s'attendait tous à mieux, a reconnu, dès le lendemain de la sentence de l'IAAF à l'encontre de ses compatriotes, la championne du monde russe de saut en hauteur Maria Kuchina, qualifiant la décision de l'IAAF de «sévère». Mais aucun d'entre nous n'abandonnera.»

La star de l'athlétisme russe, la perchiste double championne olympique (2004 et 2008) Yelena Isinbayeva, qui avait demandé vendredi la clémence de l'IAAF, s'est dite «choquée» par la suspension décidée par la Fédération internationale, sur sa page Instagram.