Les Diables sous le choc des attentats du 13 novembre à Paris: «Ça fait relativiser le foot» (Vidéo)

La victoire, aussi belle soit-elle, a été reléguée au second plan ce vendredi soir. Au stade Roi Baudouin comme ailleurs, les pensées étaient à Paris.

Benoît Dardenne
Jean DERYCKE

La terrible nouvelle est tombée en cours de 2e mi-temps. Les Diables rouges ont fini par s'imposer 3-1 contre l'Italie en match amical, mais ils n'avaient pas le coeur à la fête après le match.

Marc Wilmots, dès son entrée en salle de presse, a fait part de toutes ses "pensées pour les victimes et leurs proches." Le sélectionneur belge a enchaîné: "On n’a pas envie de se réjouir quand un pays voisin subit une telle terreur. Notre monde est devenu fou". Et quand on lui a demandé s’il craignait que l’Euro en France soit la cible d’attentat, le coach belge a répondu par la négative: "Je ne connais pas la peur. Il ne faut pas avoir peur comme quelqu’un qui a peur de l’avion et qui ne le prend plus jamais. Les pays européens doivent absolument tout faire pour leur sécurité. En France, les stades devront être sécurisés pendant l’Euro."

Son homologue italien, Antonio Conte, avait l’air défait en se présentant devant la presse. Et ce n’était pas à cause du revers. "?On vient d’apprendre ce qu’il s’est passé à Paris", a soufflé l’ancien joueur de la Juventus. "C’est dramatique. Là, on va parler de foot, mais c’est tellement dérisoire.?"

Même son de cloche chez les joueurs. Simon Mignolet en tête. Elu homme du match, il souligne que ce genre d'événements, tout comme le vibrant hommage, à la 39e minute du match, aux victimes du drame du Heysel, permet de "relativiser": "Ce sont des choses plus importantes que le foot."

Dans la foulée, une grande partie du noyau de Marc Wilmots, y compris certains qui n'étaient pas sélectionnés cette fois-ci, se sont aussi exprimé sur Twitter en reprenant le hashtag #PrayForParis: