Thiam : « Moi, je parviens à relativiser… »

Nafissatou Thiam n’avait plus parlé depuis le Van Damme. Depuis lors, elle est partie en vacances. Au Sénégal. Mais ça, elle «ne voit pas l’intérêt d’en parler».

D. Le.

Ensuite, elle a repris le chemin de l’université. «Parce qu’il n’est pas question pour moi d’abandonner mes études comme certaines le suggèrent… Je veux avoir un diplôme pour pouvoir me retourner», lance la Rhisnoise.

Pour la première fois cette année, elle n'a pas épaté la galerie en ne terminant que 11e des Mondiaux de Pékin. Un premier coup d'arrêt dans une ascension fulgurante. «On m'encense après chaque bon résultat. Et on me critique après une compétition un peu moins bonne. Moi, je relativise. Dans un sens, comme dans l'autre. En 2015, j'ai gagné 2 médailles d'argent (NDLR: à la hauteur lors de l'Euro espoirs et au pentathlon de l'Euro seniors). J'ai donc fait une très bonne saison. Bien sûr, j'aurais aimé faire mieux à Pékin mais je suis un être humain. Moi, j'ai toujours répété qu'arriverait un moment où je ne progresserais plus autant. C'est logique, non?»

«Je ne doublerai pas ma dose d’entraînements»

Touchée dans son orgueil par les critiques qui ont suivi les Mondiaux, elle précise encore : «Je ne prévois pas de doubler ma dose d'entraînements. Mais je ferai tout pour être au top de ma forme à Rio».

D'ici là, Thiam et son mentor Lespagnard devraient plus mettre l'accent sur la technique. «J'espère que l'on pourra s'entraîner dans les salles de Malonne et Obourg.» Quant à savoir si elle prendra part aux Mondiaux indoor de Portland (17-20 mars)… «On n'a qu'un objectif, c'est Rio. Pour Portland, on verra. Et si elle va à l'Euro d'Amsterdam (6-10 juillet), ce ne sera que pour y sauteur en hauteur. Mais rien n'est établi.»