Namur doit retrouver ses marques

Après avoir connu pas mal de défaites au niveau supérieur, Namur doit encore trouver ses marques pour décrocher une première victoire.

Brigitte LACREMANS
Namur doit retrouver ses marques
Namur - Hemelveerdegem (VOLLEYBALL) ©ÉdA – Christophe Béka

Luc Wilhelmi a repris l'équipe namuroise, descendue de division 1 après une saison difficile. «J'ai arrêté d'entraîner quelque temps. Le club m'avait déjà sollicité plusieurs fois pour reprendre une équipe. Je me suis décidé cette saison, car cela s'arrangeait avec ma vie professionnelle. J'ai réduit mon temps de travail et j'étais donc disposé à me lancer dans un nouveau challenge sportif.»

Mais la tâche n'est pas facile. «Après quasi deux ans de défaites, il faut remotiver les joueurs, leur redonner le goût de la victoire. De plus, nous avons perdu deux très bons joueurs, un central et notre passeur, Nicolas Boussifet. Mais nous avons accueilli dans notre noyau des jeunes formés chez nous: M. Oger, C. Evrard et H. Rulmont. Ces jeunes de moins de 20 ans évoluent avec nous et en Nationale 3. L'objectif de cette saison est d'essayer de constituer un groupe compétitif, pour que ces talents restent chez nous. En effet, nos jeunes ont des qualités et sont parfois prisés par d'autres clubs. Ce n'est pas toujours évident de les garder. Nos atouts cette saison? Nous avons la taille et le physique. Une bonne qualité de contre, aussi. À côté de cela, j'essaie de leur donner le goût et l'envie, ainsi qu'un bon niveau de jeu. Certains de nos jeunes n'ont jamais évolué dans cette division, il faut être patient et donner beaucoup de travail derrière. Je pense qu'il est encore un peu tôt pour en récolter les fruits, mais ça viendra. Par contre, un point positif, c'est le retour de notre libero. Maxime Plompteux était blessé et vient de revenir. Cela va nous permettre d'avoir plus de stabilité, en réception et en défense. Nous avons du physique et de la puissance, mais nous manquons de cohésion et d'un joueur qui tire l'équipe. Il nous faudrait aussi plus de mental et de technique, parfois. De plus, il faut reconnaître que nous n'avons pas un calendrier favorable. Nous avons, dans un premier temps, énormément de déplacements successifs et nous nous sommes pris des claques à l'extérieur, en début de saison. Une première victoire ce week-end, contre Bouillon? Ce sera quitte ou double. Cet adversaire est dans la même situation que nous et n'a pas encore de succès à son compteur. Mais je me rends compte que, dans la tête de nos adversaires, nous sommes encore l'ancienne équipe de nationale 1 à battre absolument. Nous tombons dès lors face à des équipes qui en veulent particulièrement. Et, face à des formations accrocheuses comme cela, nous avons plus de mal à maîtriser le match.»