Ohey a démarré par trois victoires

Après avoir œuvré avec la P1 messieurs pendant trois ans, Jean-Philippe Muller a repris l’équipe féminine d’Ohey.Avec succès jusqu’ici.

Brigitte LACREMANS
Ohey a démarré par trois victoires
Volley P1 dames : Ohey - Lesse/Lhomme (03-10-2015) ©ÉdA – Frédéric de Laminne

Après sa belle saison, votre formation a-t-elle été modifiée?

L’année passée a en effet été très réussie puisque l’équipe a terminé à une très belle troisième place. Mais le noyau était un peu juste, en quantité. Une étudiante Erasmus est retournée dans son pays, une autre n’a pas entamé cette année pour raison de maternité et une troisième a intégré une autre équipe du club. Le groupe a donc accueilli quelques nouvelles joueuses, afin de s’étoffer: deux provenant d’Anhée, une autre de Ciney et une qui reprend du service après deux ans d’arrêt.

Quels sont vos objectifs en championnat?

De nombreuses équipes se sont renforcées et revendiquent le haut du classement. Les trois premières places risquent donc d’être chères. Il me semble donc raisonnable de tenter le Top 5. Les équipes qui seront certainement sur le podium sont Ciney, Namur et Profondeville A. Mais nous aborderons chaque match avec la même combativité et en ayant un objectif de formation également.

Et en coupe?

Cette épreuve représente toujours un chouette challenge. Mais nous rencontrerons normalement un gros morceau, la P1 de Namur (si nous gagnons notre premier match contre une P2). Dès lors, je ne tire pas de plans sur la comète. On vendra chèrement notre peau à chaque match. Tout est possible en coupe. La P1 messieurs du club l’a démontré la saison passée, en accédant à la finale, alors qu’elle était septième au classement, en championnat.

Vous avez commencé cette compétition en force avec trois victoires. Un bon présage?

Cela ne veut pas dire grand-chose. Nous n’avons pas encore rencontré d’équipes du haut de classement. Nous restons donc les pieds sur terre.

Que vous manque-t-il?

Probablement le fait que le groupe ne se connaît pas encore, avec l’intégration des nouvelles venues à réaliser. Par contre, c’est un groupe relativement jeune et, donc, avec une marge de progression intéressante.

Ohey mise aussi sur la formation.

On peut dire que c’est le cas depuis un an. L’année passée, le club m’a demandé de mener à bien ce projet. Près de vingt jeunes y avaient adhéré. Cette année, ces jeunes sont inscrits dans différentes catégories d’âge et un nouveau groupe d’initiation a été ouvert. Au total, on compte plus de trente enfants, de 5 à 12 ans. À cela, il faut ajouter un groupe de P4 composé de filles très jeunes et prometteuses.

Dans le but d’alimenter la P1?

Sur le long terme, c’est l’objectif. Mais l’écart entre la P4 et la P1 est important. Le réduire à court terme est une priorité, afin de permettre d’alimenter les équipes du niveau supérieur de manière progressive.

Comment s’est déroulé votre match, ce week-end?

Nous avons gagné 3-0 contre Lesse-et-Lhomme. Nous avons rapidement développé notre jeu et les avons mis en difficulté, notamment grâce à de bons services. Nos adversaires ont résisté par moments dans les deux premiers sets, mais dans l’ensemble, nous avons dominé. Le dernier set a été le plus disputé, mais nous avons su profiter de quelques erreurs adverses pour clôturer.