Namur : la jeunesse au pouvoir

Le coach des Namuroises, René Malengreaux, affrontait son ancienne équipe avec sa nouvelle formation.

Brigitte LACREMANS
Namur : la jeunesse au pouvoir
Volley-ball P1 RESERVE dames : Profondeville - Namur ©ÉdA – Frédéric de Laminne

Comment êtes-vous arrivé à la tête de la formation namuroise?

J’ai décidé de quitter le club de Profondeville, notamment pour des raisons personnelles. Je m’occupais de trois équipes, dont la P1 dames. Cela faisait cinq ans que j’y étais. Ensuite, Dominique Collin, de Namur, m’a contacté. Après beaucoup d’hésitations, j’ai accepté de reprendre la formation namuroise.

Comment abordez-vous cette saison?

Nous allons jouer match après match et, principalement, essayer de produire du bon jeu.

Votre équipe a-t-elle été modifiée?

Au début, sur papier, l’équipe était vraiment compétitive, mais la passeuse «première» se concentre sur ses études. Deux filles de N2 devaient rejoindre le noyau, mais l’une a préféré quitter le club et l’autre a été rappelée en N2. Ensuite, deux joueuses ont arrêté cette semaine, pour raisons personnelles. Notre noyau se compose de sept joueuses. Mais nous pourrons compter sur des jeunes de P2, quand ce sera possible.

Quels sont vos objectifs?

Clairement, en début de saison, nous visions le doublé, coupe et championnat. Mais après toutes les modifications dans l’équipe, je crois que le top 4 serait un résultat correct.

Quels sont vos atouts?

Nous pouvons compter sur la jeunesse du groupe, c’est un point fort important. Mais cela peut devenir une faiblesse, car quand nos jeunes sont en confiance, nous pouvons battre n’importe quelle équipe. Mais quand elles doutent, nous pouvons connaître des revers face à n’importe quelle formation. Or, pour gagner un championnat, il faut être régulier. Cela ne sert à rien de gagner contre les premières et de perdre contre celles du fond de classement.

Vous vous concentrez donc sur la formation des jeunes?

Oui, j’aime les voir évoluer. Et la progression peut être rapide.

Quelles sont les équipes que vous redoutez le plus dans la division?

Ciney et Profondeville A sont, pour moi, les favoris incontestables. Mais en embuscade, il y aura aussi certainement des équipes comme Anhée, Doische, et nous bien sûr!

Comment le match de ce week-end s’est-il déroulé?

Les deux équipes étaient incomplètes. Côté Profondeville on notait l’absence de Virginie Chawé et, coté namurois, Elena et Eva Nalmpantidis manquaient à l’appel. Au début, Profondeville a mis la pression au service et nous avons été incapables de faire notre retard. Le scénario s’est inversé dans les deux manches suivantes. Le troisième set se passe de commentaire. Nous nous sommes imposés 7-25! Nous avons pensé que le match était joué, mais Profondeville est déterminé et nous a poussés au tie-break. Mais nous avons été plus réalistes et su remporter la rencontre. Profondeville a clairement perdu des points, mais le championnat est encore long.

Le noyau: C. Evrard, M. Dehout, S. Tayenne, V. Romilli, L. Oger, A. Verbalenen, C. Goffinet, M. Haas.