Une descente de la Lesse torride

Brandenbourg et Navet ont remporté les épreuves d’une édition aux conditions climatiques bien différentes de celles de l’an dernier.

Une descente de la Lesse torride
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Au contraire de l’an dernier où il pleuvait au départ des deux courses, c’était le plein soleil sur Gendron, au moment où 500 compétiteurs se sont élancés pour 13 km. Mais également à Houyet, où ils étaient deux fois plus nombreux, selon la volonté de l’organisation, pour disputer ce semi-marathon nature, qui comprend pas mal de grimpées.

L’issue finale résulte souvent d’une répartition idéale, sans pour cela être préparée et pensée, des efforts à fournir, notamment dans des conditions exceptionnelles. La chaleur en fait partie. Puiser dans ses forces en première partie de l’épreuve n’est pas souvent très bénéfique. Et on l’a vécu dimanche, avec un complet retournement de situation dans la seconde partie de la course.

Une descente de la Lesse torride

Michaël Brandenbourg en est le grand bénéficiaire. Avant le départ, hésitant sur le choix des chaussures les mieux appropriées, vu la nature et l'état du parcours, son inquiétude s'est aussi manifestée en début de course, bien qu'ayant pris l'initiative pour aborder la grimpée de Clinchamps. «Je ne me sentais pas bien. J'ai marché, alors que Diaz et Lander ont couru. Ils m'ont ainsi largement distancé avant le ravitaillement de Gendron.»

Mais ces deux rivaux avaient ainsi déjà produit un gros effort dans la chaleur, qui s’est accentuée au bord de la rivière. Et c’est davantage leur défaillance qui a permis le retour physique, et surtout moral, du Dinantais. Qui a donc inscrit un quatrième succès à son palmarès, dans cette épreuve mythique, mais au prix d’un effort total. Comme la majorité des arrivants, dont certains auraient abandonné, s’il ne s’était agi d’une course en ligne, tant ils étaient au bord de la rupture physique, seul le moral leur permettant de tenir les derniers kilomètres, écrasés sous le soleil, en bordure du fleuve.

Deux heures et demi après le vainqueur, Raymond Rasquin, 87 ans, était de ces athlètes qui savent se dépasser. Bravo! C’est aussi le mérite de Nicolas Hoppe, régulier de bout en bout, à l’instar de la frêle mais talentueuse Kényane, Mercyline Jeronoh, très impressionnante 8e . Elle précède Thierry Faveaux, 1er V2, ou Sabine Froment, 1re A1, plus de la moitié des vétérans terminant dans le top 50.

Course moins longue et moins exigeante, la mini-Lesse n'a pas échappé aux favoris: Nicolas Navet, de Dampicourt, (10e sur les 21 km en 2014), qui est partie en tête pour tenir la dragée haute à Vincent Del Forno, et Amélie Bihain, récidiviste chez les dames, qui formaient la moitié du plateau de participation.