« Atteignons la finale, avant tout »

Les Belgian Tornados sont de retour là où leur histoire a commencé.Ils ont conscience que la concurrence sera énorme.

« Atteignons la finale, avant tout »
CHINA BEIJING ATHLETICS WORLDS 400M MEN SEMI-FINALS ©BELGA

Ce samedi matin (dans la nuit belge), ils vont revenir sur le devant de la scène. Ces Belgian Tornados, qui ont fait voler en éclats le record d’Europe en salle début mars à Prague avant de monter sur la 3e marche du podium des Mondiaux de relais aux Bahamas deux mois plus tard, retrouveront ce Nid d’oiseau. Là, où leur incroyable histoire est née il y a sept ans. De ceux qui avaient décroché une superbe 5e place aux JO, il ne reste que les twins Borlée.

C'est de nouveau sur leurs épaules que le 4x400m va s'appuyer pour défier le gratin mondial. Les connaissant, leur rage sera décuplée après leur élimination en demi-finales du 400m. «Kevin a tout de suite tourné la page. Jonathan a eu plus de mal, précise Jacques, le papa-coach. Mais ils sont en super forme et prêts pour ce grand rendez-vous.»

Cette équipe, qui n'a manqué aucune finale internationale depuis son éclosion en 2008, trouvera à qui répondre. «Le niveau me paraît plus élevé qu'aux Bahamas, continue le sélectionneur. C'est pourquoi je refuse d'établir les différents scenarii possibles en finale. D'abord, nous devons gagner le droit d'y prendre part et, pour cela, nous serons peut-être obligés de battre le record de Belgique (2:59.33). Les gars sont bien mais les autres nations sont redoutables. Sur papier, les USA, Trinité – et-Tobago, les Bahamas et la Jamaïque sont au-dessus du lot. Derrière, il y a la Grande-Bretagne, nous, le Botswana et la Russie. Intrinsèquement, on est, donc, 6 ou 7e. Mais, je le répète, il faudra d'abord sortir de notre série!»

Gillet à la place de Watrin

Les trois Borlée et Antoine Gillet seront les titulaires. En série, l'ordre sera le suivant: Dylan, Jonathan, Antoine Gillet et Kevin Borlée. Robin Vanderbemden aura le statut de réserviste. Quant à Julien Watrin, il a dû déclarer forfait à cause de cette satanée pubalgie qu'il traîne depuis quelques mois. «Durant notre stage au Japon, j'ai senti que cela me faisait mal quand je me donnais à fond. Je ne me faisais déjà plus trop d'illusions à ce moment-là», raconte le Gaumais, les yeux humides.

Dylan Borlée, en revanche, sera bien là. «Quand ont eu lieu les séries du 400m, cela n'a pas été facile pour moi, dit-il. Mais je suis plus motivé que jamais pour le relais. Sur une piste pareille et dans un stade aussi magique, on ne peut que réaliser un beau truc! J'ai beaucoup échangé avec mes frères depuis leur élimination sur 400m et je ne crains absolument pas qu'ils connaissent un passage à vide.» Celui qui fut le grand bonhomme de l'Euro indoor en mars se sent plus fort que jamais. «J'ai grandi et gagné en expérience. Comme toute l'équipe d'ailleurs. Nous devons nous servir du superbe résultat forgé aux Bahamas pour aller en finale. Et là, tout sera possible.» Maintenant, il n'y a plus qu'à…