Ohey : se stabiliser après deux montées

Montés l’an dernier, les Oheytois de Jean-Philippe Muller visent le maintien, même si le manque d’expérience de l’élite se fait parfois ressentir.

Brigitte LACREMANS
Ohey : se stabiliser après deux montées
Ohey volley ©EdA

Jean-Philippe Muller a repris l’équipe oheytoise voici deux ans, à mi-saison, le faisant monter de P3 en P2. La saison passée, il a endossé les rôles de joueur, entraîneur et coach. Et la formation a quasiment survolé le championnat (une seule défaite) pour décrocher le titre et accéder à l’élite provinciale.

Suite à cette montée, le noyau a été quelque peu modifié, avec l’arrivée de deux jeunes, Louis Hote et Frank Kallen. Jean-François Didembourg a également repris du service à la passe, en parallèle avec son coaching de la P1 dames.

Depuis deux ans, le club voit d’ailleurs son groupe de jeunes s’agrandir. Une équipe P3 garçons a été créée cette saison. L’objectif est évidemment de les intégrer progressivement dans les compétitions supérieures, même s’ils doivent encore prendre un peu de bouteille, avant de pouvoir intégrer la division la plus haute du club.

La politique des jeunes est donc devenue une priorité au sein du club.

Oui. Cela commence vraiment à bouger dans ce sens. Le club organise d’ailleurs, depuis septembre, une initiation, qui regroupe plus de quinze participants, âgés entre 5 et 11 ans.

Quels sont vos objectifs?

L’objectif principal est le maintien. Ensuite, créer un noyau solidaire. Nous avons survolé la division inférieure l’an passé, grâce à nos forces individuelles. Il faut maintenant jouer en équipe, accepter les remises en question et les défaites.

Comment comptez-vous y arriver?

En continuant à améliorer nos faiblesses techniques, tout en travaillant le mental.

Êtes-vous satisfait de votre début de championnat?

Nous avons rencontré les plus fortes équipes en début d’exercice. Nous avons parfois réussi à grappiller des sets, mais le manque d’expérience à ce niveau se fait quand même sentir. Nous avons ensuite affronté des formations plus à notre portée et décroché trois victoires d’affilée, qui font du bien au moral.

Vous misez sur quels atouts?

De bons services, un mixte de jeunes et de joueurs plus expérimentés. D’un autre côté, on souffre d’un manque d’expérience à ce niveau. Et, parfois, d’un trop grand taux de confiance sur son propre jeu, encore trop individuel par moments.

Vous sortez d’une défaite 3-0, concédée ce week-end.

Nous nous déplacions chez le leader invaincu du championnat, Profondeville. Nous n’avions pas de pression particulière, juste l’envie de faire une bonne prestation.

Mais, dès le premier set, ils nous ont mis particulièrement en difficulté avec leurs services smashés. Trop fébriles en réception et en défense, nous avons plié progressivement, sous les attaques puissantes de leurs ailiers. Un manque de combativité chez nous a permis aux Mosans de dominer la plupart des échanges. Victoire logique et méritée, donc, pour Profondeville. Mais dommage que mon groupe n’ait pas abordé ce match avec plus de hargne.

Le noyau: J-P. Muller, J-F. Didembourg, L. Hote, F. Kallen, S. Honhon, D. Charles, G. Delhez, G. Renier, R. Mieszalski, K. Beyls, A. Konat et J. Rosolen.