Les Namurois face à l’ogre walhinois

Détenteurs de la lanterne rouge, les Namurois reçoivent les leaders walhinois, bien décidés à grimper d’un échelon cette année.

Brigitte LACREMANS
Les Namurois face à l’ogre walhinois
namur volley ©EdA

Cela fait deux saisons que Namur remporte le derby contre Walhain, à domicile. Mais, cette année, il s'agira d'un duel entre le leader et le dernier du classement. Si une surprise est toujours possible, Walhain effectuera ce court déplacement en confiance et avec son noyau au grand complet. Les joueurs de Dimitri Piraux, secondé par Michel Hourlay, voudraient signer un sans-faute jusqu'à la fin du premier tour. «Je pense que tous les joueurs sont conscients qu'il ne faut pas se relâcher. Nous connaissons bien les nouveaux joueurs namurois, pour les avoir vus au niveau francophone ces dernières années. Et les anciens sont bien connus de tous. Namur propose un jeu varié et prendra assurément beaucoup de risques au service. C'est un mélange de joueurs techniques et d'autres, plus puissants. C'est donc à nous de bien gérer les situations. Notre ambition de terminer sur le podium passe par une victoire à trois points. La pression sera, comme la semaine passée, sur nos épaules. Nous espérons la gérer de la même manière.»

Du côté namurois, le club a mis les petits plats dans les grands. «Nous avons invité Saint-Nicolas à venir saluer les enfants de l'école des jeunes qui seront présents. Il y aura ensuite une présentation des équipes et un souper. Le match sera donc, nous l'espérons, le point d'orgue de cette soirée. Nous comptons sur des tribunes bien remplies. Concernant la rencontre, nous n'allons certainement pas nous prendre au sérieux, ce n'est pas pour rien que nous avons pris l'habitude de nous surnommer " la bande de bras cassés ". Un groupe qui, après avoir vu quasiment tout son " six " de base disparaître lors de la période des transferts, s'est reconstruit autour de Namurois. Lesquels, si on excepte Benoît Art, Loïc Bernar et Nicolas Boussifet, ne connaissaient pas ce niveau et, pour la plupart, n'espéraient jamais l'atteindre. Même si nos résultats, sur le papier, ne sont pas réjouissants, nous sommes par contre, au sein du club, très satisfaits des progrès de ces garçons. Je pense notamment à Loïc Bernar et Ugo Oger, qui sont en train de devenir très forts. Espérons qu'en fin de saison, nous ne les verrons pas partir. Face à nous, il y aura une phalange walhinoise composée uniquement de garçons d'expérience, ayant tous connu le haut niveau, pour certains jusqu'à la Ligue A. Ils sont ambitieux et ont un objectif avoué: rejoindre la Ligue B au terme de ce championnat. Dans ce noyau, chaque poste est doublé et pas par des seconds couteaux! Je ne prendrai en exemple que la distribution, où Nicolas Art et Pierre Henri se disputent le leadership. Mais nous essaierons de vendre chèrement notre peau.»