Anthony Pochet : « Un vrai objectif ! »

Le Beaurinois Anthony Pochet avait un bel objectif pour le «Kustmarathon» de Zélande: un podium. Qu’il n’a pu honorer.

Philippe GILLES
Anthony Pochet : « Un vrai objectif ! »
corrida 4 ©EdA

Troisième il y a deux ans, deuxième l'an passé du marathon de Zélande, Anthony Pochet avait particulièrement soigné la préparation de l'édition qui avait lieu ce samedi à travers les bois, sur la digue et dans les dunes. C'est, dit-on, le marathon le plus beau et le plus dur des Pays-Bas. Malheureusement, le podium escompté s'est peu à peu éloigné au-delà de la mi-course. «Au début, ça allait très bien; à mi-parcours, je me situe à la troisième ou quatrième place, je respectais mon temps, je me sentais bien. Puis après vingt-cinq kilomètres, je ne courrais plus, je n'avais plus de force et je finis à la onzième place (sur 1 400) à du 14,2 km/h de moyenne.» Son corps n'a plus répondu à l'appel. «Après la mi-course, il y a une zone de huit kilomètres dans le sable et c'est là que j'ai perdu du temps, je n'étais plus frais.»

C'est pourtant un challenge courageux qu'il a tenté de relever car Anthony Pochet est surtout connu parmi les cadors des joggings, voire des semi-marathons. «Des dix-kilomètres, j'en fais tous les week-ends mais des marathons, j'en couvre deux par an, ajoute-t-il. Pour moi, c'est suffisant parce que cela nécessite chaque fois deux mois de préparation. Reste que je ne suis pas déçu de cette dernière prestation même si, dans ma tête, c'était un vrai objectif.»

La corrida de Ciney, le cross

De plus, le Beaurinois aime la Zélande, davantage qu'au travers de la course à pied. «D'abord, c'est une organisation géniale, ensuite comme je suis grossiste en poissons j'ai répondu aussi à l'invitation d'un de mes fournisseurs. C'est en fait la quatrième fois que j'y participe: la première, j'ai abandonné mais, en 2012, j'y ai réalisé ma meilleure performance (troisième en 2h39.07), puis l'année dernière (deuxième en 2h42.04) je suis monté sur le podium, c'est pas mal. Malheureusement, cette année, je n'ai pas de podium (2h57.36) parce qu'il y avait une grande concurrence et que je n'ai pas eu la chance avec moi. Pour réussir un marathon, il faut que tous les éléments s'emboîtent parfaitement.»

Il était pourtant bien parti, cette fois, puisqu'il passe au 21 km en 1h16 (16,5 km/h): «Je connais l'effort à fournir et je suis parti assez vite pour ne pas me laisser piéger. En fait, j'aurai dû partir prudemment, j'aurais perdu moins de temps.»

Il récupère cette semaine mais il a déjà une idée derrière la tête. Le Beaurinois aime le défi: «Il faut toujours se fixer des objectifs loin de soi et ne pas rester sur un échec.» Il y retournera en Zélande. Désormais, «la saison sur route s'achève et je ne compte plus m'aligner qu'à la corrida de Ciney en décembre. Puis sur les cross dont je ne suis pas très fervent toutefois. J'ai remporté les deux derniers titres provinciaux, cela reste un objectif ainsi qu'un bon résultat au francophone», termine-t-il.

N’empêche, 30 ans, c’est un bel âge pour la marathon.

Troisième il y a deux ans, deuxième l'an passé du marathon de Zélande, Anthony Pochet avait particulièrement soigné la préparation de l'édition qui avait lieu ce samedi à travers les bois, sur la digue et dans les dunes. C'est, dit-on, le marathon le plus beau et le plus dur des Pays-Bas. Malheureusement, le podium escompté s'est peu à peu éloigné au-delà de la mi-course. «Au début, ça allait très bien; à mi-parcours, je me situe à la troisième ou quatrième place, je respectais mon temps, je me sentais bien. Puis après vingt-cinq kilomètres, je ne courrais plus, je n'avais plus de force et je finis à la onzième place (sur 1 400) à du 14,2 km/h de moyenne.» Son corps n'a plus répondu à l'appel. «Après la mi-course, il y a une zone de huit kilomètres dans le sable et c'est là que j'ai perdu du temps, je n'étais plus frais.»

C'est pourtant un challenge courageux qu'il a tenté de relever car Anthony Pochet est surtout connu parmi les cadors des joggings, voire des semi-marathons. «Des dix-kilomètres, j'en fais tous les week-ends mais des marathons, j'en couvre deux par an, ajoute-t-il. Pour moi, c'est suffisant parce que cela nécessite chaque fois deux mois de préparation. Reste que je ne suis pas déçu de cette dernière prestation même si, dans ma tête, c'était un vrai objectif.»

La corrida de Ciney, le cross

De plus, le Beaurinois aime la Zélande, davantage qu'au travers de la course à pied. «D'abord, c'est une organisation géniale, ensuite comme je suis grossiste en poissons j'ai répondu aussi à l'invitation d'un de mes fournisseurs. C'est en fait la quatrième fois que j'y participe: la première, j'ai abandonné mais, en 2012, j'y ai réalisé ma meilleure performance (troisième en 2h39.07), puis l'année dernière (deuxième en 2h42.04) je suis monté sur le podium, c'est pas mal. Malheureusement, cette année, je n'ai pas de podium (2h57.36) parce qu'il y avait une grande concurrence et que je n'ai pas eu la chance avec moi. Pour réussir un marathon, il faut que tous les éléments s'emboîtent parfaitement.»

Il était pourtant bien parti, cette fois, puisqu'il passe au 21 km en 1h16 (16,5 km/h): «Je connais l'effort à fournir et je suis parti assez vite pour ne pas me laisser piéger. En fait, j'aurai dû partir prudemment, j'aurais perdu moins de temps.»

Il récupère cette semaine mais il a déjà une idée derrière la tête. Le Beaurinois aime le défi: «Il faut toujours se fixer des objectifs loin de soi et ne pas rester sur un échec.» Il y retournera en Zélande. Désormais, «la saison sur route s'achève et je ne compte plus m'aligner qu'à la corrida de Ciney en décembre. Puis sur les cross dont je ne suis pas très fervent toutefois. J'ai remporté les deux derniers titres provinciaux, cela reste un objectif ainsi qu'un bon résultat au francophone», termine-t-il.

N’empêche, 30 ans, c’est un bel âge pour la marathon.

Anthony Pochet : « Un vrai objectif ! »

Brandenbourg épate à Bruxelles

Exceptionnel Mika Brandenbourg! Dimanche au marathon de Bruxelles, le Dinantais a réussi une performance qui le classe parmi la race des très grands.

Venu dans la capitale pour servir de lièvre à son copain d’entraînement à Liège Florent Caelen (futur vainqueur en 2h16’31), Michaël devait initialement stopper son effort entre le 21e et le 30e km. Ce qu’il a effectivement bien fait après 25 km avant… de décider de repartir pour finir l’épreuve en troisième position, à 13 secondes à peine du Kenyan Paul Kiprop, vainqueur de l’épreuve en 2011.

«Je me suis arrêté environ une minute, explique Mika. Mais je me sentais bien et j'ai vu que les Africains n'étaient pas loin, j'ai donc repris la course. J'étais alors 5e . Ils ont craqué et j'en ai dépassé deux. Sur la fin, il y avait beaucoup de tournants et je n'ai pas vu que Kiprop était si près. Je pense que j'aurais pu aller le chercher».

Sur la troisième marche du podium en 2h21'34, Mika n'est pas très loin de son record personnel sur la distance, établi en avril dernier à Rotterdam (2h20'39). Record qu'il aurait peut-être pu battre sans cette pause en milieu d'épreuve. « Sans doute, mais mon objectif, c'est 2h18, ajoute le Dinantais. Je sais que j'en suis capable et je tenterai de le faire soit à Rotterdam soit à Londres, on doit encore décider». Avant, il s'attaquera à la Cross Cup cet hiver.