Rallye de Wallonie : une véritable course d’équipe

Si l’équipage et son véhicule sont le plus souvent mis en avant, petite et parfois très grandes structures gravitent autour d’eux.

Alexandre PEETERS
Rallye de Wallonie : une véritable course d’équipe
Piragri_Présentation Wallonie 2014_Thibaud Detinne.JPG

Bien plus complexe qu’elle n’y paraît, une victoire en rallye ne se limite pas au pilotage de l’homme (voir la femme…) au volant et aux performances du véhicule. Au sein de l’habitacle, le copilote reste souvent oublié. Pourtant, les meilleurs pilotes vous confirmeront qu’un «bon» le mettra directement dans un climat idéal pour partir à l’assaut des scratchs (meilleur temps) d’une épreuve. Installé au sein de son habitacle hypersécurisé, l’équipage doit également avoir une parfaite confiance en leur assistance, les mécanos, ingénieurs et autres anges gardiens qui n’ont pas le droit de laisser passer le moindre petit détail.

Un fameux parc d’assistance

Au niveau national, parfois même en régional, une promenade dans un parc de service, où il est permis de travailler sur l’auto, vaut la peine. À Jambes, celui-ci se situera dans l’Avenue Bovesse à Jambes, d’ailleurs fermée à la circulation de vendredi à dimanche.

Certaines structures impressionnantes mettent tout en œuvre pour accueillir équipages, mécaniciens et autres sponsors dans les meilleures conditions. Alignant les anciennes Citroën WRC du championnat du monde, la structure italienne D-Max Racing débarquera à Namur avec un minimum de trois voitures et peut-être une quatrième pour Xavier Bouche s’il boucle son budget.

Alain Depierreux et ses neuf voitures

Licenciés namurois et/ou régionaux, Philippe Stéveny (C4), David Bonjean et Bertrand Grooten (chacun en Xsara) ont de belles ambitions. Si Bonjean délaisse sa Skoda Fabia WRC, c'est pour une bonne occasion puisque la structure Aldero l'alignera pour Anthony Martin, au même titre qu'une autre Fabia WRC pour Benoît Allart. Avec neuf voitures, Alain Depierreux se consacre désormais à temps plein à son activité : «Nous sommes en réalité quatre temps plein renforcés par une vingtaine de personnes pour ce week-end. Et encore, nous avions trois autres voitures normalement prévues. Avec des WRC et de très bonnes quatre roues motrices, je ne nous considère pas comme des professionnels mais comme des amateurs avertis. Secrètement, j'espère pouvoir viser le podium avec une auto. Allart a prouvé de belles choses il y a un an et a gagné la Famenne, et je suis impatient de retrouver le rapide Martin pour une première en WRC.»

Ce dernier sera d’ailleurs soutenu par la société Piragri, un fidèle sponsor local de l’épreuve qui a bien compris l’intérêt du sport automobile. Toutefois, une grosse structure n’est pas toujours indispensable pour réaliser des exploits. Un détour par la petite équipe de Stephan Herman l’a encore prouvé au TAC avec une 6e place au général!