Hansen et Mottet dresseurs de lionnes

Les Peugeot se sont montrées les plus agiles au terme d’une belle édition du Rallye des Ardennes riche de 153 concurrents au départ.

Alexandre PEETERS

Au fil des années, l’ancien Circuit des Ardennes attire toujours autant. Et ce n’est pas un hasard si Patrick Snijers, neuf fois vainqueur, avait choisi cette épreuve pour fiabiliser sa BMW. Prestigieux pilotes et montures, comme la magnifique Peugeot 307 WRC ex-Marcus Gronholm de Lionel Hansen, étaient au départ.

Au volant de l’unique WRC, Lionel dominait dès le début à l’épreuve et remportait assurément une victoire qui compte pour un passionné. Trop vite orphelin de Dominique Jullien qui cassait un cardan sur sa Mitsubishi R4, Olivier Collard n’avait plus qu’à gérer sa deuxième place même s’il devait surveiller les temps de Snijers qui reprenait 18 secondes sur les trois dernières spéciales dont deux meilleurs temps. Devant cette référence en début de course, Laurent Léonard devait malheureusement abdiquer mais retiendra ce joli duel.

Quant à Francis Lejeune, il clôturait un joli top 5 avec sa mélodieuse Porsche 997. Sans un cardan cassé, Steve Zimmer aurait certainement eu son mot à dire. Quant à Jordan Scaillet, de multiples soucis mécaniques l’empêchaient de briller à domicile. Sans erreur, Laurent Benoit aurait pu précéder Olivier Martin, sixième, qui devançait de peu Geoffroy Defays, également de retour.

Picard proche de l’exploit

Dans les divisions 1-2-3 (pneus de tourisme obligatoires), Laurent Mottet aura pris sa revanche de Hannut avec une victoire indiscutable qui lui permet de prendre la tête du championnat. Malgré les forfaits de Blaise et Verstaen, le double champion ASAF devra néanmoins se méfier de Steve Rousselet (problème électrique) qui signait le deuxième scratch avant son abandon. Très à l’aise à Dinant, Philippe Castremanne parvenait également à en remporter un avant des soucis moteur.

À ce moment, Christophe Doeran suivait le rythme de ce dernier et signait même quelques meilleurs temps pour son rallye à domicile. La dernière marche du podium revenait finalement au rapide Stéphane Spiertz même si Samuel Picard (crevaison) ou encore Yohan Burlet (coupure moteur) auraient pu y prétendre. Sans leurs soucis, Kevin Petitfrère (leader en 3-11 avant de sortir), Nicolas Marichal (sortie), Louis Mathieu (réservoir troué) ou encore Vincent Jottard (embrayage) se battaient aux portes du top 5.

Regnier sur le podium en historique

Troisième à Ypres l’an passé, deuxième à l’Haspengouw, le Néerlandophone Tobi Vandenberghe a encore surpris en s’imposant de belle manière parmi les historiques face à Christophe Demortier. Même s’il dispose d’un moteur qui n’est plus similaire à celui de l’époque, il se permettait tout de même le luxe de devancer Jean-Pierre Van de Wauwer, vainqueur en PH Classic.

Avec vingt voitures au départ, l’annexe historique avait fière allure puisqu’elle accueillait également Christophe Kerkhove, champion historique national 2013, dauphin de «Vande» devant Pascal Regnier qui montait sur le podium en Escort MK1. Il devançait Frédéric Legendre et David Hallet qui signait sa deuxième victoire de catégorie après Hannut.