La Chaumontoise Chloé Snaps en Super League avec le Standard

À 16 ans et une semaine, la milieu de terrain est la plus jeune joueuse à avoir intégré le noyau de Super League des Rouches.

Matthias Sintzen
La Chaumontoise Chloé Snaps  en Super League avec le Standard
Chloé Snaps espère disputer quelques minutes en Super League, dans les prochains mois. ©SL16

Miser sur la jeunesse et lui faire confiance." Au Standard de Liège, ces paroles ne sont pas lancées sans action derrière. Chez les dames de Super League, on tente d’intégrer les jeunes peu à peu, tout en maintenant quelques cadres.

C’est ainsi que Chloé Snaps a prolongé son aventure pour les prochaines années du côté du Sart-Tilman, où elle est arrivée en 2016. En donnant son accord à 16 ans et une semaine, elle est la plus jeune joueuse à intégrer le noyau de Super League. "Je suis très contente de voir que le Standard me fait confiance. Lorsque je suis arrivée ici à 10 ou 11 ans, je n’imaginais pas du tout que je serais déjà à ce stade, cinq ou six ans plus tard", explique ce jeune élément, qui garde bien la tête sur les épaules. "Je veux grandir pas à pas, me donner à fond sans y aller trop vite. Je sais que j’ai encore beaucoup de choses à apprendre. Le coach Stéphane Guidi est très content de moi et fait preuve de beaucoup de sympathie. Mais il dit aussi que j’ai une marge de progression au niveau physique."

Également présente chez les jeunes en équipe nationale U16, elle espère franchir un nouveau cap d’ici la fin de la saison. "Je vais essayer d’obtenir quelques minutes de jeu en Super League si on m’en donne l’opportunité. Mais ce n’est que le début, poursuit Chloé. Je suis consciente que j’ai grimpé les échelons rapidement mais je peux aussi très vite redescendre donc je dois faire attention et me dire que rien n’est jamais acquis. En tout cas, l’intégration se passe très bien et les filles m’ont bien accueillie, même si les premiers jours ont été compliqués car j’étais la seule petite nouvelle et que j’étais un peu timide."

Le passage dans le noyau de la Super League implique aussi une augmentation de la charge de travail. Participer aux quatre séances d’entraînements hebdomadaires et au match, voilà qui est toute une organisation pour Chloé et sa famille qui l’accompagne partout. "J’habite près de Jodoigne. L’organisation est compliquée et très fatigante. Je suis obligée de travailler beaucoup pour l’école le week-end. Je fais énormément de sacrifices mais je ne rate aucun entraînement. Ce sont mes parents qui me suivent partout et ils sont contents pour moi."

Replacée dans le milieu de terrain depuis son arrivée au Standard, c’est devant que Chloé Snaps a fait ses débuts, dans le Brabant Wallon. "J’ai commencé le football parce que mes deux frères y jouaient aussi. J’allais souvent les voir alors on a décidé de m’inscrire. J’avais 5 ans et c’était à Chaumont, dans un petit club de village."

«Chloé représente le futur»

Du côté du Standard, on mise beaucoup sur Chloé Snaps. Si elle est la plus jeune à intégrer le groupe, ce n’est pas du tout un hasard. "Il s’agit d’une fille qui a un gros potentiel, une force de caractère et de travail incroyable. Elle est la parfaite représentation de ce que l’on veut mettre en place et représente le futur de notre équipe", souligne Jonathan Christodouleas, notamment en charge de la communication de la SL16. "Nous avons une belle génération de filles nées en 2006, d’autres devraient suivre prochainement le même trajet que Chloé, qui est en quelque sorte le fer de lance."

Si Chloé est aujourd’hui dans l’équipe qui évolue au plus haut niveau du football féminin belge, c’est en grande partie grâce à son travail mais aussi son hygiène de vie. "Elle est toujours à l’écoute de tous les conseils et très bien entourée. Elle a des ambitions et elle semble bien consciente que cela passe par le sommeil, une bonne nutrition ou encore certaines concessions et de l’abnégation."

Les Rouches ont bien l’intention de garder leur jeune talent le plus longtemps possible pour que Chloé devienne une référence en Super League. "On veut la faire grandir car elle a encore des choses à apprendre. On ne veut en tout cas pas la brûler mais bien y aller étape par étape. Participer aux entraînements avec la Super League va encore lui permettre de progresser", conclut Jonathan.