EN IMAGES | Mont - Dinant: La deuxième place ne suffit plus au Better Foot

Les Dinantais veulent monter en Nationale 2, mais en ayant célébré un titre de champion, après avoir collectionné les deuxièmes places.

Michel Boreux

Les Dinantais ne s’en cachent pas: cette saison, ils entendent décrocher les lauriers de leur série et rejoindre ainsi la nationale 2 par la grande porte. « Cela fait quelques années qu’on termine deuxièmes, mais cette fois, notre objectif est d’être champions, confirme François Weynant. Les deux meilleurs 2e de N3 sont, en fait, invités à monter, sans que ce ne soit une obligation. Nous, on l’a refusé à trois reprises, je pense. On n’avait pas envie de prendre l’ascenseur sans avoir été sacrés. Si on devait encore terminer sur la deuxième marche cette saison, on y réfléchirait. Mais ce qu’on veut, c’est pouvoir fêter un titre avec notre club. »

Ces belles ambitions se sont déjà traduites sur le terrain, puisqu'au terme de leur large succès face aux voisins du BV Mont ce vendredi, les "Copères" ont atteint la mi-parcours en… deuxième position, à une petite longueur du leader, battu pour sa part à Bastogne. "Par points perdus, on est même devant Aubel, qui a un match de plus, à égalité parfaite avec Oreye, précise le défenseur du Better Foot. Le deuxième tour s'annonce donc super-important. Et on a un calendrier plutôt favorable, vu que nos huit prochains matchs nous opposeront à des équipes abordables, avant de finir par nos deux grands rivaux, en déplacement. On doit gagner ces huit rencontres-là, pour être en position favorable et pouvoir, le cas échéant, se permettre de gérer les deux gros chocs suivants. Jusqu'ici, on n'a trébuché que deux fois. Face à Aubel chez nous, d'un but d'écart, et avec un effectif déforcé par quelques absences, dont celle de Cyril Delaite. Et lors du match suivant, à Sougne, pourtant classé en dessous de nous. On était sans doute un peu en manque de confiance, sous le coup du revers précédent."

Créé en 1989, le matricule 2166 a déjà évolué en nationale 2. "Ils étaient montés via la deuxième place et s'étaient positionnés à mi-classement la première année, avant de redescendre à la fin de la campagne suivante. J'ai rejoint l'équipe cette saison-là, cela doit faire six ou sept ans. Je fais partie des plus anciens, avec Jérôme Lambotte, Jordan Mayanga et Bastien Wéron. Notre force, c'est de former un groupe soudé, avec des gens qui se connaissent depuis longtemps. C'est une expérience sympa, d'être au Better."

«Portés par la fanfare»

Basé dans le hall sportif du collège Notre-Dame de Bellevue, rue Bonsecours, le cercle du président Luc Pigneur ne vibre pas que pour son « phare » national. « C’est un club qui vit. C’est même une référence du foot en salle dans la province, avec des équipes alignées en P1, P2 et P3, une formation de vétérans et des jeunes, en diablotins et préminimes. Sans oublier les supporters et la fanfare, qui étaient là à chaque match à domicile, avant que le public ne soit interdit dans les salles. On jouait parfois devant 100-150 personnes. Quant à la fanfare, c’est elle qui dicte notre jeu. On est portés par sa musique, ce qui peut aussi déstabiliser l’adversaire. Tout cela se fait dans une ambiance familiale. C’est plus tristounet pour l’instant, sans eux. On espère qu’ils pourront vite revenir », conclut le Dinantais, qui n’oublie pas le rôle de premier plan joué par le coach Olivier Baudelet, dans la belle aventure du Better Foot. « C’est un rassembleur, qui sait susciter de l’engouement et entretenir la motivation de tout le monde. Il fait énormément pour l’équipe et le club. »