Un Ottintois à l’arrivée de l’Embrunman: «C’est un Ironman en plus monstrueux!»

L’Ottintois Sébastien Schreurs a vécu le mythe avec l’épreuve française, rêvée par beaucoup, mais surtout, crainte par les organismes.

Laurent SAUBLENS
Un Ottintois à l’arrivée de l’Embrunman: «C’est un Ironman en plus monstrueux!»
Sébastien Schreurs, en noir, a souffert mais la beauté des paysages et le mythe de l’épreuve lui a donné des ailes. ©ÉdA

Homme de défi, l'Ottintois Sébastien Schreurs aime le sport, le dépassement de soi, les challenges qui semblent irréalisables mais qui au final, procurent autant de plaisir que de souffrance. «Dans le sport, ce qui me plaît, c'est de trouver à chaque fois d'autres épreuves plus difficiles, différentes, pour se dépasser, confie-t-il. J'ai déjà réalisé des Ironman, mais Embrun, avec son tracé vélo et ses ascensions incroyables, c'est juste énorme.»

Après les traditionnels 3,8 kilomètres de natation dans le plan d'eau, Sébastien savait qu'il allait souffrir, mais il n'imaginait pas le degré de difficulté. «Sans diminuer la performance extraordinaire des personnes qui font des Ironman, ici, c'est tout bonnement incroyable. L'Embrunman, c'est un Ironman en plus monstrueux! J'ai vécu le mythe. Une chance qu'il y a la beauté des paysages. Mais le tracé vélo est vraiment compliqué et est aussi plus long que la distance Ironman. Lorsque l'on termine les 180 kilomètres, ils nous font encore remonter une ascension de 10 bornes pour finir. C'est vraiment du costaud.»

Reste alors le marathon. «Trois boucles de 14 kilomètres sur un parcours pas si évident que cela, avec 400 mètres de dénivelés, ce qui n'est pas rien quand il faut finir après tout ce que l'on a déjà fait.»

«J’ai vraiment souffert de l’estomac avec cette canicule»

Une autre difficulté à surmonter ce 15 août pour Sébastien, c'était la chaleur. «J'ai vraiment souffert de l'estomac avec cette canicule. À certains moments, nous avions jusqu'à 37-38 degrés. C'est vraiment chaud, et c'est aussi très compliqué de boire et manger. Le corps n'en veut plus.»

Maintenant que l’épreuve est derrière lui, Sébastien veille à récupérer.

«J’ai déjà fait des trucs dingues, mais ici, c’était vraiment pas mal. Je me motive pour d’autres défis. J’aimerais retourner à l’Alpe d’Huez pour y rester mieux que la dernière fois. Je cherche aussi un nouvel Ironman avec un parcours à vélo plat pour m’approcher des 11 heures. Je vais profiter de quelques jours de vacances, avec un petit objectif pour cette semaine qui est de faire l’ascension du col de la Bonette, la route la plus haute d’Europe à 2800 mètres d’altitude, et puis, j’envisage de reprendre le 28 août par un jogging.»