Thierry Vincent arrêté par la police alors qu’il entretenait le terrain B de Hamoir

Drôle d’histoire pour le président de Hamoir qui a dû arrêter d’entretenir le terrain. Il a bien failli être embarqué.

Anthony Rizzi
Thierry Vincent arrêté par la police alors qu’il entretenait le terrain B de Hamoir
Thierry Vincent a vécu une drôle de fin d’après-midi. ©Léva

Drôle de mésaventure survenue cet après-midi à Thierry Vincent, le président de Hamoir. Comme très régulièrement, il se rendait au terrain, le B, précisément, pour non pas le tondre mais le herser. « Ce qui fait moins de bruit » précise-t-il.

Tout se passait bien jusqu'à cette intervention d'un voisin du terrain. Lequel lui demanda d'arrêter car c'était interdit selon lui. «Ok, il était 17h et dans le règlement, on parle de «tondre », pas de «herser», précise-t-il. Et tondre, on peut, le dimanche, de 10 à 12h dans notre commune. Mais ici, ce n'est pas la même chose. Comme ce voisin se plaignait, je l'ai alors enjoint à appeler la police…»

Ce fut chose faite quelques minutes plus tard. Deux policiers débarquèrent. «Ils m'ont demandé de m'arrêter, mais je ne l'ai pas fait car je ne faisais rien de mal, peste Thierry Vincent. Et je ne pouvais pas arrêter la machine ainsi. Ils m'ont ensuite demandé mes papiers, mais je ne les avais pas avec moi. Vous comprenez bien: je ne vais pas me trimbaler avec ça alors que je suis sur le terrain. Du coup, cela a un peu chauffé. »

Les policiers, loin de lacher l'affaire, ont alors appelé du renfort. De deux à quatre hommes de l'ordre sur place… « Là, j'avoue que je n'ai pas bien compris, peste celui qui a succédé à Nicola Finocchio. Mais j'ai rangé ma machine quand ils ont insisté et quand ils ont menacé de m'embarquer. Tout ça pour ça… C'est triste que des policiers rentrent dans le jeu de gens qui sont mal dans leur peau et trouvent n'importe quoi pour embêter les autres… Il faut savoir que ce sont les mêmes personnes qui se plaignent quand un coq chante le matin…»

Les policiers vont-ils verbaliser Thierry Vincent? Il n'en sait rien. Mais Patrick Lecerf, le bourgmestre de Hamoir, qui n'était pas sur place, nuance quelque peu la situation. «Il faut d'abord savoir que le règlement n'est pas ce que dit Thierry Vincent, assure-t-il. C'est plus complexe que ça. En fait, on va le revoir car s'il y a une réglementation commune pour la zone, en ce qui concerne la tonte, c'est propre à chaque commune. Ce qui m'est revenu ici, c'est que c'est surtout un conflit de voisinage qui dure depuis un an. Mais, en l'espèce, je ne suis ni sherif, ni juge de paix. Je laisse donc faire la police… »

Voilà en tout cas une histoire dont tout le monde se serait bien passé…