Incroyable: le Comité d’évocation casse la décision de l’U.B. dans l’affaire Fize-UCE Liège!

C’est une petite bombe tombée ce mercredi soir: le Comité d’évocation a cassé la décision de l’U.B. dans l’affaire Fize-UCE Liège. La saga se poursuit.

Anthony Rizzi
Incroyable: le Comité d’évocation casse la décision de l’U.B. dans l’affaire Fize-UCE Liège!
C’est une belle première victoire pour le président fizois. ©Heymans

La saga Fize-UCE Liège VS l’Union belge, épisode 3. Cela pourrait être le titre de la série à succès qui tient les Fizois et Grivegnéens en haleine depuis des mois.

Souvenez-vous: le 18 décembre dernier, l’Union belge décidait de suivre le CP dans l’affaire du fameux match Fize-UCE Liège datent du 11 octobre 2020. Un match au cours duquel les deux équipes, suite à un cas de covid inopiné, avaient pris la (sage) décision de ne pas jouer. Le C.P. Liège, puis l’U.B. avaient alors examiné la chose et estimé que les deux formations auraient dû, malgré tout, disputer la partie. Les deux instances dirigeantes avaient alors infligé aux deux équipes un score de forfait, soit 0-5.

A priori, l’affaire devait en rester là. Surtout dans une suite de saison qui avait été interrompue par la crise sanitaire. Sauf que c’était mal connaître le président François Wautelet, par ailleurs, comme on le sait, avocat. Lequel a décidé d’aller en évocation, le dernier stade en gros de l’appel. Et surprise, cette dernière a donné raison à Fize. Pourquoi? Car, dit le jugement, «si ce protocole et les mesures d’exécution de ce dernier adoptées par les comités provinciaux imposent aux clubs dont un joueur est testé positif à la COVID-19 une obligation d’adresser cette information à la fédération endéans certains délais, il reste que, même en cas de nonrespect de cette obligation, la remise de la rencontre à laquelle doit participer ce club est obligatoire. Il ressort des constatations de la décision du Comité d’appel que l’arbitre de la rencontreopposant l’U.C.E. Liège à la J.S. Fizoise «reconnait avoir reçu de la part d’une ‘Sandrine’du club de FIZOISE un appel téléphonique le jour du match vers 13h45 […] pour demander le

report du match pour covid», que, «suite à ce coup de fil, il a téléphoné à un membre du Bureau Régional d’Arbitrage […] qui lui a confirmé qu’il n’entrait pas dans les compétences de l’arbitre de remettre un match pour cette raison» et que «l’arbitre s’est donc présenté au match où il a contrôlé les joueurs inscrits sur la feuille (15 pour FIZE et 14 pour UCE LIEGE) mais que ces 2 équipes présentes ne voulaient pas jouer.»

Du coup, le Comité d’appel a cassé la décision. «Le Comité d’appel, qui, sans dénier qu’un des joueurs de l’U.C.E. LIEGE avait été testé positif à la COVID-19, n’a pu, sans méconnaître la notion de circonstances particulières, ni, partant, violer l’article B7.40 du règlement fédéral, refuser de reconnaitre l’existence de circonstances particulières aux motifs «qu’il n’y a pas eu de demande de report de cette rencontre pour covid

introduite dans le respect des modalités envoyées à tous les clubs par E-kickoff, que «cette demande était pourtant possible puisque les clubs étaient bien en possession des renseignements nécessaires le jour du match pour le faire» et qu’‘en effet, il a été acté que, vers 11h30, s’est tenu un échange téléphonique entre les 2 entraineurs.’» Du coup, le recours est fondé. Avec une série de décisions connexes. «Après en avoir délibéré, la commission d’évocation annule la décision attaquée en tant qu’elle sanctionne la partie demanderesse par la perte des points et qu’elle la condamne aux frais, renvoie la cause devant le Comité d’appel ACFF autrement composé, met les frais, à savoir le droit d’inscription de 200€ (article B11.245) à charge de l’ACFF.»

C'était évidemment une victoire pour Fize et le président Wautelet qui reste cependant calme et tempéré. «Une victoire en évocation, cela ne veut pas (encore) dire que la JS Fizoise a raison sur le fond, insiste-t-il. Mais il s'agit d'une décision similaire à une cassation: il est décidé que le règlement a mal été appliqué par l'instance amenée à juger, et l'affaire est renvoyée devant la commission d'appel autrement composée. »

La saga n’est donc pas finie. Puisque désormais, ce sera de nouveau à l’ACFF de trancher. Quelle affaire quand même!