Les clubs pas chauds pour reprendre en province de Liège

Actuellement, seuls 3 clubs ont marqué leur accord pour reprendre en janvier. C’est fort peu évidemment.

Didier DELMAL
Les clubs pas chauds pour reprendre en province de Liège
Les clubs ne sont pas chauds. ©Heymans

D'ici la fin du mois, les clubs de toute la Wallonie doivent se positionner concernant une éventuelle reprise. Pour rappel, le mois dernier, un sondage AWBB a montré que la majorité, d'une courte tête, des clubs en province de Liège voulait reprendre la compétition. Mais, c'est maintenant le moment d'officiellement s'inscrire et là, cela coince. «Actuellement, nous n'avons que 3 clubs nous ayant donné leur accord alors qu'ils sont très nombreux à s'interroger», confiait Benjamin Riga, le président du Comité Provincial Liégeois.

Car la situation ne se limite pas à un «on veut jouer ou pas». En effet, les conséquences de la participation à un véritable championnat seront lourdes financièrement. «En adultes, il faudra alors s'acquitter des droits d'inscription, ce qui ne sera pas le cas si on ne participa pas au championnat! En plus de ces frais d'inscription, il y aura aussi les frais d'arbitrage (NDLR: de coaching et des joueurs à un certain niveau aussi) et il n'est pas certain que les clubs auront des rentrées pour cela. En effet, si un championnat reprend, les conditions entourant la pratique du sport ne sont pas encore fixées et évolueront sans doute. Si le basket doit se pratiquer à huis clos ou sans cafétéria, c'est presqu'impossible», glissait le président qui comprend évidemment les réticentes des clubs, mis à part ceux qui auraient d'énormes ambitions.

À l'opposé, s'inscrire dans un cadre de matchs amicaux si la pratique du basket est à nouveau autorisée plus tard est tout à fait possible. « Les joueurs sont assurés, si les équipes veulent jouer, il n'y aurait que des arbitres à payer. Pour le reste, les clubs pourraient même se baser sur le calendrier 2020-2021 initial et contacter leur adversaire désigner pour voir si ce dernier veut tout de même jouer puisque les créneaux de salle doivent normalement toujours correspondre pour peu que les salles puissent être ouvertes à ce moment-là. »

Et si le temps ne presse pas encore, il est clair que ces éclaircissements financiers orienteront le choix futur des clubs. Pour rappel, il faut que deux tiers des équipes d'une série se soient inscrits pour qu'un championnat soit organisé. «Les clubs doivent aussi comprendre qu'ils ne sont pas obligés d'inscrire toutes leurs équipes, ils peuvent prendre des décisions différentes pour chacune», précise encore Benjamin Riga.

À noter aussi qu’il faut aussi que les équipes jeunes s’inscrivent, sans droit d’inscription, pour se relancer dans un championnat officiel, ce qui, là aussi, n’empêche pas les matchs amicaux si les conditions sanitaires le permettent. Bref, le décompte est lancé, tant pour répondre aux craintes des clubs que pour s’inscrire officiellement.