Sébastien Dufour, le coach de basket parti faire un trail... en Laponie

Le coach du Rebond Ottignies délaisse les parquets cette semaine pour prendre part à un ultra trail dans le grand nord suédois.

Christophe GOFFAUT
Sébastien Dufour, le coach de basket parti faire un trail... en Laponie
Sébastien Dufour s’est déjà testé l’année dernière sur la race Aurora. À l’époque, il avait arrêté les frais au début de la seconde étape. ©Dufour

Sébastien Dufour a délaissé le Rebond Ottignies l’espace de quelques jours. Le coach de la D1 est actuellement en Laponie. Pour profiter des aurores boréales et côtoyer les rennes, mais surtout pour se faire mal sur l’ultra trail «Race Aurora», une course en trois étapes durant laquelle les participants (22 Belges) effectueront cent kilomètres au total.

La compétition, il la connaît pour en être l'un des organisateurs. Cette année, il fait partie des trailers pour la première fois. «Le fait d'organiser cet événement m'a donné envie de le vivre de l'intérieur, dit-il. J'ai déjà pris part à deux étapes l'année dernière. Au départ de la seconde, je me suis perdu assez rapidement et j'ai souffert du froid. J'ai arrêté les frais pour ne pas prendre de risques inutiles.»

Le Chaumontois a mieux préparé son périple cette fois-ci. Ces trois derniers mois, il a effectué entre 40 et 50 km de jogging par semaine, soigné son alimentation et effectué le meilleur choix possible en termes de matériel pour être fin prêt au moment du grand départ qui sera donné ce mercredi à Idivuoma, dans le grand nord suédois. À cette époque, les températures descendent encore jusqu'à -20°C. «Il est indispensable de s'équiper de manière très précise. Par exemple, il faut disposer de vêtements chauds, tout en évitant la transpiration. Ce n'est pas évident quand on fait du sport.»

"Si on doit essuyer un vent froid de face à 30 km/h pendant 30 km, cela peut vite devenir dantesque"

Pourtant, Sébastien Dufour l'assure, la course est accessible à tout le monde. «Cela reste un défi sportif, mais c'est surtout un défi mental, estime-t-il. Les principales difficultés sont liées à la météo, à la qualité de la neige. Lorsque les pistes ont été damées par les éleveurs de rennes, ça va. Mais ces derniers changent parfois d'itinéraire. Le parcours est alors plus compliqué. Si on doit essuyer un vent froid de face à 30 km/h pendant trente kilomètres, cela peut vite devenir dantesque également.»

Le coach du Rebond a cependant la ferme intention de franchir la ligne d'arrivée samedi prochain. «Si je peux finir la course, même en marchant, ce serait déjà magnifique. C'est un défi personnel, au cœur d'une aventure humaine, impliquant un dépassement de soi énorme. Durant cette épreuve, il faut tout de même boucler chaque étape en signant des temps corrects, afin de ne pas arriver trop tardivement dans la nuit.»