Hockey Namur : «Anvers» et contre tout

Les Black Cats rugissent encore fort. Les quatre premiers matches en division d’honneur, soldés par autant de défaites (3-1, 0-4, 4-1 et 0-8), auraient pourtant pu décourager les plus frêles.

Vincent Blouard
Hockey Namur : «Anvers» et contre tout
HN ©EdA - F. de Laminne

«On reste soudées, solidaires, motive l’attaquante Marie-Sophie Heine. C’est un peu dur moralement mais on doit relativiser. On se construit encore mais, le plus important, c’est qu’on est en progrès évident.»

Schémas de jeu adaptés, rythme élevé, adversaires autrement plus athlétiques: tout ou presque est nouveau pour les Namuroises à ce niveau. «La progression est visible et on se trouve plus facilement sur le terrain, estime Caroline Corthouts. Le score de ce week-end (NDLR: 0-8 contre La Gantoise, l'un des candidats au titre) ne reflète pas la façon dont on a joué et le déroulement du match.»

Si les Black Cats parviennent souvent à contrôler les attaques adverses – malgré 19 buts encaissés en 4 matches -, elles peinent notamment à la finition. «Cela nourrit quelques frustrationsparce qu'on passe beaucoup de temps à courir, à gauche à droite, pour mettre la pression. Et on a moins le droit à l'erreur devant le but parce qu'on sait qu'on ne va pas avoir des tonnes d'occasions», admet Marie-Sophie Heine. «On arrive plus souvent à l'entrée du cercle mais on doit pouvoir marquer davantage», ajoute Caroline Corthouts.

«Un match clé»

En attendant, le compteur reste bloqué à zéro point. Mais se profile un déplacement «plus abordable», s'accordent à dire les deux joueuses. Dimanche, au Victory (Anvers), les filles de Pierre-Emmanuel Coppin disputeront «un match clé», selon l'ancienne Louvaniste. «Le rythme sera moins élevé que contre La Gantoise ou le Watducks, estime l'attaquante namuroise. Ce sera équilibré et je pense franchement qu'on pourra rivaliser avec cette équipe. Même si on ne la connaît pas beaucoup, elle non plus. Peut-être profiterons-nous d'un petit effet de surprise.»

Plus que «rivaliser» ou «contrarier» l’adversaire, Namur doit maintenant pouvoir le battre dans les faits. Sans quoi, l’usure risque de guetter. Les joueuses sont en tout cas convaincues qu’elles peuvent concrétiser leur ambition dès ce dimanche, en sortant les griffes et en se montrant plus incisives. Y croire, c’est l’essentiel.