Regards décalés d'étudiants en art sur le Ramdam festival à Tournai

Le Ramdam et Imagix offrent aux étudiants de Saint-Luc et des Beaux-Arts un espace d’exposition pour des affiches décalées.

Audrey Ronlez
 Éric Derwael, commissaire du Ramdam, mais aussi Thomas Boucart, Bruno Lombardo et Denis Glinne ont souligné la qualité du travail des étudiants.
Éric Derwael, commissaire du Ramdam, mais aussi Thomas Boucart, Bruno Lombardo et Denis Glinne ont souligné la qualité du travail des étudiants. ©édA

Depuis sa création, le festival du film qui dérange se veut multiple. Tant sur les thématiques abordées que sur la façon de les appréhender. Ainsi, le Ramdam fait la part belle à toutes les formes d’art, y compris l’art plastique. C’est pourquoi, pour la seconde fois, une collaboration avec des étudiants permet de proposer une exposition d’affiches décalées. Aux élèves de la classe de Bruno Lombardo à Saint-Luc sont venus s’ajouter, cette année, les élèves de Thomas Boucart et Denis Glinne à l’Académie des Beaux-Arts. Les premiers sont issus du cours d’arts graphiques et les seconds de celui d’arts numériques. Et, même si leur façon de travailler n’a pas été similaire – one-shot d’une journée ouvert à tous les élèves des cinq années aux Beaux-Arts et travail de plus longue haleine réservé aux 2e à Saint-Luc -, le résultat est cohérent, voguant entre création artistique et mode de communication.

Un travail de haute qualité souligné tant par les enseignants "il n’y avait rien à jeter et tous les travaux reçus ont été exposés" que par Éric Derwael, commissaire du festival et Jeanne François, membre du comité de programmation, qui n’ont pas manqué de donner aux élèves présents un retour sur leur travail. "Cela nous pousse à la réflexion et nous montre aussi vers quoi nous devons aller dans le choix de l’affiche", a expliqué Éric Derwael.

Cette initiative, qui plonge les jeunes en situation "réelle", leur permet de confronter leur travail au regard à celui de milliers de festivaliers. Mais, outre cette vitrine d’exception pour ces créateurs, il s’agit aussi de montrer que Tournai possède deux écoles artistiques de qualité qu’il convient de mettre en avant. "Nous ne sommes pas concurrents ; nous faisons tous le même travail", a d’ailleurs commenté Bruno Lombardo. La construction de l’exposition s’est d’ailleurs faite de façon totalement synchronisée entre les deux établissements, mettant en avant le travail des jeunes et ce qu’ils avaient voulu transmettre dans leur affiche. Visuellement et intrinsèquement. "Le but est de proposer un autre regard sur le festival et de pousser à la réflexion", conclu Bruno Lombardo.

Si certaines affiches ont vraiment plu au comité de programmation, le fait d’y piocher le visuel d’une prochaine édition n’a pas été retenu pour des raisons propres à l’équipe.

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