Tournai : le combat pour Olivier Vandecasteele continue, chacun peut agir

Les conditions de détention et l’état de santé du Tournaisien bloqué en Iran depuis février inquiètent.

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 Nathalie, la sœur d’Olivier,  lors de la conférence de presse ce vendredi à Bruxelles.
Nathalie, la sœur d’Olivier, lors de la conférence de presse ce vendredi à Bruxelles. ©© Jacques Duchateau

La Cour constitutionnelle a donc décidé jeudi de suspendre la loi d’assentiment au traité qui permet le transfèrement de personnes condamnées conclu entre la Belgique et l’Iran, mettant à mal l’échange envisagé entre le Tournaisien détenu en Iran depuis février Olivier Vandecasteele et Assadollah Assadi, diplomate iranien condamné pour tentative d’attentat terroriste à Villejuif (France) et détenu en Belgique.

Prévenue de cette décision, Nathalie Vandecasteele, sœur d’Olivier, était dévastée. "Nous ne comprenons pas. C’est à une famille complète qu’on est en train de faire vivre un cauchemar. Désormais, nous devons faire du bruit alors que jusqu’à présent, nous étions restés discrets comme on nous l’avait demandé. Le temps presse. On est reparti pour trois mois minimum puisque la Cour va se prononcer désormais sur l’annulation de la loi. Or, trois mois de détention en Iran, c’est différent de trois mois en Belgique. Nous demandons aux autorités de faire en sorte que les conditions de détention d’Olivier s’améliorent."

Détenu en Iran depuis le 24 février pour des raisons obscures, Olivier Vandecasteele est en quelque sorte pris en otage au milieu d’un échiquier qui inquiète au plus au point sa famille.

Arrêté à son retour en Iran

Nathalie multiplie avec son entourage les démarches visant à faire sortir son frère de cet enfer dont elle nous rappelle la genèse.

"Olivier a travaillé 6 ans dans l’humanitaire en Iran. La dernière ONG pour laquelle il œuvrait a dû anticiper la fin de son contrat sans explication claire. Or, Olivier voulait continuer son action là-bas puisqu’il y avait encore beaucoup de choses à faire, indique-t-elle. Il cherchait donc une nouvelle ONG mais n’est pas parvenu à trouver le poste ou les autorisations nécessaires. Il était donc rentré en Belgique en juin 2021 mais il avait encore son appartement en Iran et il fallait le vider et régler ses affaires avec les banques sur place. C’est donc pour cette raison qu’il était reparti en Iran en février. Il avait demandé un visa touristique et au quatrième jour, il a été arrêté chez des amis."

Mais arrêté pour quoi ? Olivier a comparu devant un tribunal iranien mais ne peut divulguer les charges qui pèsent contre lui. Ses avocats sur place ont peur de s’exprimer. Peur pour leur vie, tout simplement.

Nathalie est persuadée que le profil d’Olivier était intéressant pour l’Iran dans l’optique de négociations politico-diplomatiques au sujet d’échange de détenus. "Vu son travail sur place, Olivier a plus de poids qu’un simple touriste. L’Iran peut dès lors demander plus. Olivier est otage. Il représente une monnaie d’échange. En attendant, officiellement, il n’y a aucune charge cohérente qui pèse contre lui. Il a entamé une grève de la faim et avant que sa santé ne se détériore, il faut que les choses bougent."

Comment le citoyen peut-il faire pour apporter son soutien à la cause ? " Déjà en signant la pétition qu’on retrouve un peu partout via Free Olivier Vandecasteele sur les réseaux comme Facebook, Instagram et Twitter, assure Nathalie. Nous avons aussi fait faire des affiches qui commencent à se répandre et on s’adossera encore à d’autres actions. "

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