L’Aide à la jeunesse au bord de l’implosion: Michaël Verhelst, directeur de Tournai, tire la sonnette d’alarme

Équipes sociales et administratives épuisées, manque de solutions pour des prises en charge de jeunes malgré les urgences, etc. Michaël Verhelst, directeur de la Protection de la Jeunesse à Tournai, tire la sonnette d’alarme pour un secteur qu’il estime être "en perdition".

Christophe desablens
L’Aide à la jeunesse au bord de l’implosion: Michaël Verhelst, directeur de Tournai, tire la sonnette d’alarme
Carolo d’origine, Tournaisien d’adoption, Michaël Verhelst a accédé en janvier 2020 à la direction de la Protection de la Jeunesse pour la division de Tournai. «Nos équipes sont épuisées, et il manque de places auprès de nos partenaires». ©ÉdA – 501837351101

Les fêtes de fin d'année ont une charge symbolique forte au sein du secteur de l'Aide à la jeunesse car beaucoup d'enfants et de jeunes gens ont l'occasion de retourner en famille. C'est le moment qu'a choisi l'Union des conseillers et directeurs (UCD) de l'Aide et de la Protection de la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles pour tirer la sonnette d'alarme, trente ans exactement après le décret qui déjudiciarisait le secteur. "Depuis 1991, les conseillers et les directeurs de l'aide à la jeunesse exercent leurs missions en toute indépendance des autorités judiciaires, en favorisant une réponse sociale à des problèmes sociaux", explique Michaël Verhelst, directeur de la Protection de la Jeunesse sur la division de Tournai et président de l'UCD au nom de laquelle il a diffusé une carte blanche pour faire savoir que le secteur était au bord de l'implosion.