Un ras-le-bol qui peut valoir jusqu’à 10 000 € d’amende à un Tournaisien

Un riverain de la ruelle Desprets, à Tournai, a écrit sur la route son ras-le-bol face à l’incivilité de certains. Il aurait pu le payer très cher… Il a finalement été contraint de nettoyer la voirie...

Vincent Dubois
Un ras-le-bol qui peut valoir jusqu’à 10 000 € d’amende à un Tournaisien
Le choix du support pour l’expression de ce ras-le-bol n’est sans doute pas le plus judicieux… ©EdA - 401262047734

Parce qu’il en a marre de ramasser quotidiennement des déchets devant chez lui, et notamment pas mal de canettes vides, un habitant de la ruelle Desprets, à Tournai, a exprimé son ras-le-bol de manière originale en choisissant la voirie publique comme support.

«Marre de vos canettes de bière, merci de respecter notre rue», a-t-il écrit en peinture fluo sur le tarmac. Un message repris en photo sur les réseaux sociaux où il a fait un mini-buzz.

Si dénoncer les incivilités est certes une intention louable, la manière de le faire n’est, dans le cas d’espèce, sans doute pas la plus judicieuse.

Écrire sur la voie publique, sans y être autorisé, est pire qu’une incivilité puisqu’il s’agit en réalité d’une infraction et les amendes peuvent être particulièrement salées.

«C'est en effet une infraction au décret voirie, explique le bourgmestre Paul-Olivier Delannois, qui peut être passible d'une amende allant de 50€ à 10 000€.»

Des montants qui peuvent varier fortement selon que l’auteur est ou non récidiviste, selon également le type de peinture utilisé pour tracer les lignes en question.

«Mais, nous tentons généralement une médiation, dans un premier temps, poursuit Paul-Olivier Delannois, en exigeant de la part de l'auteur de remettre le bien public en l'état…»

Bref, en clair, en demandant à celui qui s’est exprimé de la sorte d’effacer ce qui a été écrit. C’est d’ailleurs l’option qui a été retenue dans le cas d’espèce. Paul-Olivier Delannois précise par ailleurs que toute incivilité peut être dénoncée directement auprès de la Ville qui fera le nécessaire, d’une part, pour nettoyer l’espace public qui en aurait su les conséquences, mais aussi et surtout pour en retrouver les auteurs. Lesquels risquent non seulement de devoir payer une amende, mais aussi de recevoir la facture qu’aura coûté le nettoyage à la ville de Tournai.