La "dame blanche" de Vaulx a livré (presque) tous ses secrets

On n’a décidément pas fini de parler de la statue de Diane chasseresse que d’aucuns ont pris pour la dame blanche le long de l'autoroute, à Vaulx, près de Tournai.Vous avez été très nombreux à témoigner à ce sujet...

Vincent Dubois
La "dame blanche" de Vaulx a livré (presque) tous ses secrets
Au Jardin de la Reine aussi... ©COM.

Nos différents articles ainsi que notre vidéo sur la statue de Diane chasseresse que l’on aperçoit au bord de l’autoroute E42 à Vaulx, a suscité un intérêt que nous ne soupçonnions pas auprès d’un nombre impressionnant de lecteurs et d’internautes. Rappelons, que, contrairement à une hypothèse émise par certains d’entre eux, la statue valloise ne peut pas être celle qui fut enlevée du parc de la Dodaine, à Nivelles, en 1993. Lorsque cette dernière a été retirée, elle était dans un état pitoyable et la Diane valloise (plutôt bien conservée pour sa part) occupait déjà avec certitude son socle dans les années 60. Il y a donc, de toute façon, incompatibilité de dates.

++ Revoir la vidéo et relire nos articles sur le sujet en cliquant ici ++

Nous avons également précisé que cette œuvre a été réalisée en ciment moulé et qu’elle est donc reproductible à un grand nombre d’exemplaires. Des lecteurs nous ont d’ailleurs envoyé des clichés d’une statue identique se trouvant au musée du Louvre, à Paris (c’est peut-être cette dernière qui a servi de matrice à l’époque) ainsi que d’anciennes cartes postales montrant une Diane semblable dans le Jardin de la Reine, à Tournai, vraisemblablement au début du siècle (on ignore quand cette dernière a été enlevée). On en trouve également une au Château de Monin, à Achet. Et sans doute dans de très nombreux autres parcs et jardins. Enfin, parmi les nombreux témoignages reçus, nous vous livrons également celui que nous a livré Stanislas de Germiny qui a vécu dans la propriété où se trouve toujours la statue valloise, c’est dire s’il en parle en connaissance de cause.

« Suite à votre avis de recherche, écrit-il, je peux vous indiquer que :
1. Vous avez correctement « identifié » la statue, il s'agit en effet de Diane chasseresse.
2. Vous avez correctement supposé qu'elle est là depuis plus longtemps que l'autoroute.
3. Le tracé de l'autoroute, qui a été construite vers 1971-72 (NDLR : en 1973, d'après l'autorité tournaisienne), a coupé en deux une propriété privée dont l'entrée principale donnait sur la chaussée de Bruxelles.
4. Dans les années 1920-1930, le propriétaire du domaine, M. Pierre Duquesne de la Vinelle, a aménagé le pavillon de chasse sis au milieu du bois. Actuellement au sud de l'autoroute et vaguement visible en hiver à environ 200 m à l'arrière-plan de la statue.
5. Dans la foulée, il a créé des chemins d'accès faits d'une alternance très subtile de virages et de perspectives, pour que ses visiteurs aillent de surprise en surprise jusqu'à la découverte du « chalet » au bord d'une ancienne carrière et qui fut connu sous le nom de château de la Grande Mer (l'une des 7 pièces d'eau de la propriété).

Au départ de la chaussée de Bruxelles, une courte droite de 20 m. précédait un genre de giratoire par la gauche (l’alignement des hêtres bordant le chemin est toujours vaguement perceptible parmi tous les arbres grandis alentour, entre la chaussée de Bruxelles et l’aire d’autoroute « Bourgambray »). À la sortie de ce giratoire, le visiteur se retrouvait face à une ligne droite plus ou moins égale à l’emprise actuelle de l’autoroute sur toute sa largeur. Au fond, bien dans l’axe, se trouvait la statue de Diane, légèrement en surplomb. Le chemin tournait à droite environ 20 mètres avant la statue, plus ou moins là où se trouve le petit chemin de remembrement asphalté existant aujourd’hui. Le chemin tournait ensuite à gauche là où se trouve aujourd’hui une grille, déplacée là depuis l’entrée de la chaussée de Bruxelles lors de l’expropriation pour la construction de l’autoroute. Le reste du sentier (propriété privée) est resté identique depuis sa création et mène au bord d’un trou profond (ancienne carrière) de l’autre côté duquel se trouve la bâtisse, surplombant l’eau à pic à 15-20 mètres.

J’ai eu la chance d’avoir ce sentier pour terrain de jeu dans mon enfance. Mes folles courses à vélo ne se sont arrêtées que lorsque l’autoroute a été réellement mise en service… j’avais alors 9 ans. »

L'Avenir Tournai

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