Une nomination qui passe mal

Depuis janvier, l’EESSCF Le Trèfle avait Mme Verset pour directrice. Elle faisait l’unanimité. Elle sera néanmoins remplacée. Le personnel gronde.

G.E.

Le Trèfle, école d’enseignement secondaire spécialisé de la Communauté française (EESSCF), a des implantations à Tournai, Templeuve, Pecq et Chièvres.

En janvier dernier, la directrice Linda Juvenois a été mutée, à sa demande, dans un autre établissement. Une nouvelle directrice est entrée en fonction, Pascale Verset.

Celle-ci a tout de suite trouvé ses marques et en fin juin, elle a reçu l’assurance de rester en fonction au moins jusqu’au premier juillet 2017. Une nouvelle accueillie avec beaucoup de satisfaction dans l’établissement.

Ce premier juillet pourtant, surprise: un homme s’est présenté sur un des sites du Trèfle, assurant être le nouveau directeur désigné pour l’ensemble des sites. Et il semble bien que ce monsieur était prioritaire pour la fonction.

L’affaire a suscité beaucoup d’émotion, on s’en doute. Les représentants syndicaux, ainsi que de très nombreux membres du personnel enseignant et éducatif ont écrit à la ministre Marie-Martine Schyns, pour lui signifier à quel point ils désapprouvent cette désignation.

D’abord parce que Mme Verset a la confiance de tous après avoir d’emblée fait preuve de clairvoyance et de tact dans la gestion de certains soucis internes. Par l’organisation d’activités et de synergies entre les différents sites, elle entraîne l’équipe du Trèfle vers le haut.

Ensuite, autre explication de la colère du personnel: voici un an, la personne désignée a été relevée des fonctions qu’elle exerçait jusque-là, à la suite d’un comportement perçu comme «tyrannique».

Les signataires assurent que l'affectation de ce directeur au Trèfle constitue une sanction pour lui. «Dès lors nous nous demandons pourquoi notre établissement, tous les membres des personnels et nos élèves, sont considérés comme une «punition».

De deux choses l’une: ou on ne peut rien reprocher à ce directeur, et il est logique qu’il reprenne son poste… précédent, ou il y a un souci, et c’est effectivement le Trèfle qui trinque…

Le fait que la nouvelle tombe un premier juillet quand l’école est finie ajoute encore au trouble. Difficile de ne pas y voir un coup fourré visant à éviter toute mobilisation…