Une passion transmise en fratrie

Dominique Meunier n’était jamais monté sur un vélo avant que son frère Marc ne lui parle de la Roue Princière d’Allain il y a plus de vingt ans.

Laurent BECQUART
Une passion transmise en fratrie
Dominique est toujours resté fidèle à la Roue Princière et à son président. ©ÉdA

Il est des trajectoires qui se distinguent de par leur originalité. Les passions de Dominique Meunier en ont fait partie. «En tant que bon Tournaisien, j'étais un adepte du jeu de fer dans la société des Acharnés dont le président n'était autre qu'Antoine Delneste! Dans le même temps, je pratiquais le tir à l'arbalète chez les Phéniciens. Le vélo m'était alors inconnu avant que mon frère Marc, aujourd'hui secrétaire-trésorier de la Roue Princière, ne m'y initie.»

En ce début des années nonante, le club tournaisien connaissait alors son apogée. «Nous étions plus de soixante membres et nous trustions les classements de participation aux randonnées régionales. La Roue Princière était très active sous l'égide d'Antoine Delneste. Nous organisions une dizaine de randonnées par an alors que naissaient le challenge des Picardes et celui des Transfrontalières. Antoine m'a tout appris, notamment la gestion d'une sortie, à savoir comment on en revient pour atteindre l'arrivée. Il faut se souvenir qu'à cette époque, les ravitaillements n'existaient pas. Il fallait emporter sa musette avec soi et la gérer correctement. Il y a beaucoup moins de fringales actuellement avec l'addition des ravitos sur les circuits!»

Un seul regret

Technicien de maintenance à l'Athénée Campin à Tournai, Dominique a, comme il le reconnaît, la chance d'avoir une épouse compréhensive. Car notre homme, s'il s'y est mis sur un tard, s'est largement rattrapé depuis. «J'ai roulé en France et en Belgique, en randonnée, en Picarde ou en Transfrontalière. L'année dernière, j'ai avalé 6 600 kilomètres en sortant quatre fois par semaine. Si, par le passé, j'ai effectué des sorties de plus de deux cents bornes, je me contente à présent de nonante kilomètres au maximum. J'essaie de représenter le club au mieux sur les randonnées organisées par les autres matricules mais je peux aussi emprunter les parcours de randonnées permanentes. Finalement, je n'ai qu'un seul regret: celui de n'avoir jamais été super-Picard. Il faut avoir la chance de n'être jamais malade ou faire le choix de ne pas partir en vacances… Par contre, il me reste un rêve à accomplir. J'aimerai participer à une grande randonnée organisée sur plusieurs jours, histoire d'en vivre l'ambiance.», précise l'ancien supporter de l'Union de Tournai chez les Perroquets.

À cinquante-six ans, Dominique sait pourquoi il s'adonne ainsi au cyclotourisme. «Même si le vélo est un sport individuel, vous trouvez toujours quelqu'un pour vous accompagner sur la route. Qui plus est, le système des Picardes vous permet de pratiquer votre sport de manière assez sécurisé. L'organisation y est toujours très bonne et les ravitaillements suffisants. Je ne recherche pas l'exploit. Je vise avant tout la longévité, tout en étant courtois sur le vélo. Je ne me prends pas pour un coureur cycliste mais recherche avant tout le plaisir au cours de mes sorties. Au final, sans avoir peur de me tromper, j'estime que le sport est le meilleur des médicaments.»